Test de S.T.A.L.K.E.R. 2: Cost of Hope – La Zone reprend ses droits !

Les extensions d’envergure se font rares de nos jours, mais quand GSC Game World repointe le bout de son nez dans la Zone, difficile de ne pas ressentir un petit frisson de nostalgie. Ayant poncé Shadow of Chernobyl sous tous les angles à l’époque, j’attendais avec impatience ce premier gros DLC pour S.T.A.L.K.E.R. 2: Heart of Chornobyl. Titré Cost of Hope, cet add-on promet de raviver les vieilles rancours et de replonger Skif au beau milieu du conflit historique entre Liberté et Devoir. Alors, simple coup de peinture ou véritable retour aux sources pour les vétérans ?

Bienvenue à la maison.

Dès les premiers pas dans ces nouveaux pans de la Zone, l’ambiance t’agrippe à la gorge sans sommation. Le travail sur l’atmosphère est toujours aussi saisissant : ciels plombés, friches industrielles décrépites et ce vent glacé qui balaie les hautes herbes contaminées. On retrouve immédiatement ce sentiment d’isolement absolu et de danger imminent qui m’avait tant marqué lors de mes premières pérégrinations sur le premier jeu. La direction artistique fait un sans-faute, et le sound design, d’une minutie exemplaire, te fait sursauter au moindre crépitement de ton détecteur d’anomalies.

L’histoire de mon peuple !

Sur le plan narratif, Cost of Hope choisit intelligemment de se concentrer sur l’opposition idéologique entre la faction Liberté et les militaires de Devoir. Un choix qui rappellera d’excellents souvenirs aux habitués du jeu original. Les quêtes scénarisées apportent une vraie profondeur et te forcent à faire des choix moraux cornéliens, sans qu’il y ait jamais de « bonne » réponse. La progression s’intègre naturellement au milieu de l’aventure principale, offrant une quinzaine d’heures de jeu supplémentaires d’une densité remarquable pour qui aime fouiller chaque recoin abandonné.

Des balles et des boulons

En matière de gameplay, l’add-on accompagne la mise à jour 2.0 pour affiner les mécaniques de survie. On reste sur du gunplay lourd, technique et très exigeant, où la gestion des munitions et l’état de ton équipement priment sur la vitesse d’exécution. Les affrontements contre les mutants ou les Stalkers rivaux s’avèrent toujours aussi tendus. L’ajout de nouvelles armes et de nouveaux artefacts à dénicher dans les zones radioactives donne un véritable intérêt à l’exploration, récompensant constamment la prise de risque et la curiosité du joueur.

À deux doigts du drame.

Malheureusement, des soucis du jeu original sont encore bien trop présent. L’intelligence artificielle des PNJ souffle encore le chaud et le froid, passant d’un tir chirurgical à travers les buissons à un comportement parfois absurde en milieu clos. De plus, la difficulté très relevée et la lisibilité parfois complexe lors des gunfights nocturnes pourront en décourager certains. Les optimisations techniques apportées par le patch stabilisent l’ensemble, mais quelques retours au bureau ou petits bugs de collision rappellent que la Zone reste un environnement capricieux et imprévisible par nature.

Cheeki Breeki !

S.T.A.L.K.E.R. 2: Cost of Hope est une véritable bénédiction pour les amoureux de la première heure. En recentrant son récit sur la rivalité mythique entre Liberté et Devoir tout en proposant des environnements à la direction artistique somptueuse, ce DLC réussit à raviver la flamme d’un univers unique. Malgré une IA encore perfectible et une exigence qui ne plaira pas à tout le monde, l’expérience s’impose comme un ajout indispensable pour prolonger le plaisir de la survie brute.

Le jeu a été testé sur Xbox Series X et sur PC. Configuration de test PC: Core Ultra 9 285K / 64 Go de RAM / RTX 5070 Ti