Se retrouver seul au milieu d’un désert avec des dalles qui disparaissent sous les pieds, c’est déjà une mauvaise idée en vrai, mais alors en jeu vidéo ça devient carrément un concept. Sands and Relics vous met dans la peau d’un aventurier qui a visiblement raté le casting d’Indiana Jones et qui doit avancer prudemment sur des cases fragiles pour récupérer des reliques. Chaque pas compte, chaque erreur se paie cash, et très vite vous comprenez que le sol est votre pire ennemi. Une sorte de Koh-Lanta version carrelage piégé, mais sans Denis Brogniart pour vous sauver.

Au niveau des graphismes, il faut être honnête : on est sur du pixel art ultra classique qui sent le recyclage à plein nez. Le genre de visuel que vous avez déjà vu dix fois dans des petits jeux indés, notamment chez Afil Games. Ce n’est pas moche, mais ça manque cruellement de personnalité, comme un PNJ générique dans un RPG oublié. Tout se ressemble un peu, et après quelques niveaux, on a cette impression de déjà-vu persistante, comme si le jeu avait été généré avec un copier-coller un peu trop enthousiaste.
Concernant le gameplay, le principe est simple : avancer case par case, passer sur toutes les dalles pour ouvrir le coffre, et éviter de tomber dans le vide. Dit comme ça, ça peut sembler malin, mais la répétition s’installe à une vitesse assez impressionnante. Les mécaniques ne se renouvellent pas assez pour maintenir l’intérêt, et on se retrouve vite à enchaîner les puzzles sans réelle surprise. Le côté stratégique est bien là, mais il tourne en rond plus vite qu’un PNJ coincé dans un mur. Mention spéciale à l’animation façon BD quand on tombe dans un trou : amusante les deux premières fois, légèrement irritante à la troisième, et franchement pénible ensuite.

Pour la bande-son, on touche presque au minimalisme expérimental… ou à la boucle infernale. La musique tourne en rond sans aucune variation notable, ce qui finit par donner envie de jouer en silence ou de lancer Spotify à côté. C’est le genre de fond sonore qui ne dérange pas au début, puis qui devient un peu comme un moustique dans une chambre : discret mais impossible à ignorer sur la durée.
Concernant la durée de vie, difficile de parler d’épopée mémorable. Avec ses 30 niveaux, le jeu propose un contenu assez limité, mais surtout, il se boucle à une vitesse éclair. Les chasseurs de succès vont même pouvoir décrocher les 2000G en une dizaine de minutes à peine, ce qui donne une idée assez claire du défi proposé. C’est rapide, presque trop, et ça laisse une impression de produit un peu expédié, comme un fast-food vidéoludique : ça se consomme vite, mais ça ne nourrit pas longtemps.
Pour conclure, Sands and Relics est un petit jeu de réflexion qui avait une idée de base intéressante, mais qui s’enlise rapidement dans la répétition et le manque d’ambition. Entre ses graphismes génériques, son gameplay qui tourne en boucle et sa durée de vie éclair, il peine à marquer les esprits. À essayer éventuellement pour les succès faciles ou pour passer cinq minutes, mais pas sûr que vous en gardiez un souvenir impérissable… sauf peut-être celui de toutes ces chutes dans le vide.
