Test de Saving Princess of Mars – Le bûcheron qui prend un Mars et ça repart

Saving Princess of Mars est un jeu de plateforme d’action en pixel art qui mélange combats au corps a corps, petites énigmes et narration volontairement barrée. On y incarne Jack, un bûcheron terrien catapulté sur Mars, bien décidé a sauver une princesse et, tant qu’a faire, une planète entière. Le titre promet des niveaux « faits main », plusieurs personnages jouables et une aventure qui ne se prend clairement pas au sérieux.

C’est « fait main »

Dès les premières minutes, le ton est donné. Saving Princess of Mars aime raconter des choses, parfois beaucoup. L’histoire est volontairement étrange, pleine de dialogues et de situations absurdes, avec un héros pas toujours très fin, parfois même un peu pervers sur les bords. Heureusement, l’humour est bien présent et permet de faire passer la pilule lors des longues phases de blablas. Ce n’est pas toujours subtil, mais au moins le jeu assume son délire.

Jingo qui rêve de Mars

Visuellement, en revanche, c’est nettement plus discutable. Le pixel art est assez grossier et manque clairement de finesse. Ce n’est pas catastrophique, mais ce n’est pas joli non plus. Les décors martiens font le travail sans vraiment émerveiller, et les animations restent très basiques. On sent que la direction artistique n’est pas le point fort du jeu.

La bande son suit la même logique. Elle est là, elle accompagne l’action, mais elle se révèle rapidement anecdotique. Aucun thème ne reste en tête et l’ambiance sonore n’arrive jamais a renforcer réellement les moments importants de l’aventure. Disons qu’elle remplit son contrat sans chercher a briller.

Graphiquement ce n’est pas ouf

Là ou le bât blesse vraiment, c’est du côté du gameplay. Le personnage souffre d’une légère latence dans ses actions, ce qui donne une sensation de manque de précision assez frustrante. Le saut martien, qui permet de sauter très haut et de gérer la descente en se déplaçant, est une bonne idée sur le papier. En pratique, on atterrit rarement la ou on le souhaite. Ajoutez a cela une petite tendance a glisser sur les plateformes, et les phases de plateforme deviennent souvent plus agaçantes que gratifiantes.

Le jeu tente de varier les situations en proposant de switcher entre plusieurs personnages, chacun ayant ses propres capacités. Cela sert principalement a résoudre des puzzles assez simples, souvent basés sur des portes a ouvrir ou des mécanismes a activer. L’idée est sympa, mais reste sous exploitée, surtout quand on voit que le héros principal reste de loin le plus efficace en combat.

Mars ou Lens, même combat

Côté contenu, Saving Princess of Mars propose sept niveaux, quatre personnages jouables, une galerie d’ennemis martiens plutôt étranges et une durée de vie qui tourne autour de quatre heures. De quoi passer un moment correct, sans jamais vraiment créer d’effet waouh.

En conclusion, Saving Princess of Mars est un jeu de plateforme qui a de l’humour et des idées mais qui a surtout des problèmes de gameplay. Un titre assez moyen au final, pas mauvais, mais loin d’être mémorable.