Test de Schildmaid MX – Oh ça pix !

Schildmaid MX, petit jeu Eastasiasoft et il s’agit d’un shoot’em up. J’ai l’habitude, il pleut des shoot’em up chaque mois et Riggs aussi est habitué car il a trouvé un moyen rapide de me les décrire sans plus s’embêter : « un shoot’em up à défilement latéral qui a l’air bourrin ». Toujours est-il que Schildmaid MX a titillé mon œil grâce à sa couverture façon Métal Hurlant avec sa Valkyrie en soutif de fer chevauchant un dragon ! J’imaginais déjà les explosions, les riffs de guitare et les boss absurdes de gigantisme !

Où est la valkyrie ?

Et puis, j’ai lancé le jeu et ce fût totalement différent ! Je me demande si les gars qui ont fait la couverture savait que c’était pour ce jeu là. Ou bien, il y a eu un micmac et les couvertures ont été interverties. Bref, j’ai un vaisseau spatial et je dois shooter d’autres vaisseaux dans l’espace !

Adieu les Valkyries et les riffs de métal, j’ai un vaisseau à choisir parmi 3 et il transpire le gros pixel digne d’un Beaujolais nouveau que j’aurais laissé devant la machine à raclette ! Tout le jeu est en gros pixel et si l’on ne peut dénier une certaine action dans le jeu, Schildmaid MX est plutôt moche et on se demande parfois ce qui est devant nous, si c’est un élément de décor sans importance, un ennemi, un rocher ou encore Théo en pixel ! Côté musique, c’est du son saturé qui tourne en boucle comme un mec bourré et les bruitages sont tout aussi poussifs !

Boom !

Alors Schildmaid MX tente de changer la donne avec son gameplay qui repose sur prendre quelques bastos pour la cause. En effet, en prenant un tir ennemi, on active le bouclier, ce qui permet d’être protégé pendant un temps qui dépend des ennemis que vous éliminez. De plus, en prenant d’autres balles de temps à autres, vous pourrez activer les power ups tant attendus dans ce style de jeu. Vous avez bien un bouton pour faire un tonneau mais comme le H de Hawaï, je ne sais pas à quoi il sert car il m’a plutôt desservi. Du coup, je joue quasi pénard dans la plupart des modes vu que j’ai mon bouclier qui fait le café comme Gaby.

Un astéroïde digne de Titanic 3 !

S’ensuit alors une impression de fatigue quand on joue à Schildmaid MX car on ventile du pixel sur fond de bruit saturé et plus d’une fois, j’ai regardé ma montre. Car au final, on enchaîne les boss insipides et les vagues d’ennemies que l’on contient sans trop d’enjeu vu le nombre de balles que je peux encaisser.

En résumé, Schildmaid MX, ça se joue mais ce n’est pas la folie. Techniquement agréable comme se laver à la paille de fer, il cumule un gameplay qui a de l’idée mais c’est tout.

Mes yeuuuuuuuux !