Test de Scott Pilgrim EX – River City Boy 

Comme beaucoup, j’ai découvert Scott Pilgrim au travers du film de 2010 avec Michael Cera ! Un film ô combien cultissime qui savait manier l’univers de la pop culture, du rock, en respectant le comics avec un casting 4 étoiles. Il y a eu le jeu d’Ubisoft retiré, puis ressorti, Scott Pilgrim VS The World, mais nous voici face à une nouvelle mouture : Scott Pilgrim EX. Ils nous ont évité le plus alpha turbo Championship Edition et c’est déjà pas mal.

Sons of a beach

Pour ceux qui dorment au fond de la salle à côté du radiateur, Scott Pilgrim a 23 ans, originaire de Toronto au Canada. Il est chômeur, oisif, il joue de la basse dans un groupe : les Sex Bob-Omb. Il est fou amoureux de Ramona, une livreuse de colis. On suit ses pérégrinations, ses déboires amoureux, dans un comics en noir et blanc composé de 6 tomes et paru en France.

Le tapis en manette NES

Mais attardons-nous plutôt sur Scott Pilgrim EX, c’est pour ça que vous me lisez, bande de petits coquins ! Cette nouvelle mouture, graphiquement, ne change pas beaucoup du jeu précédent. On est face à un pixel art assez classique mais travaillé. Les animations sont bonnes. On est tout de suite dans l’ambiance qui fait le charme de la licence. Dès le départ, on a le choix de notre personnage. 7, pour être précis : de Scott à Ramona et tous les comparses qui rythment la vie de Scott.

Une large « palette » de coups

C’est déjà un bon point car cela nous offre un éventail de gameplay et de palettes de coups assez large. Oui, Scott Pilgrim est un Beat them All mais moderne avec un large choix d’actions : bouton d’attaque faible, forte, attaques spéciales, parades, chopes. Tout est mis en place pour que vous ne vous ennuyiez jamais. Diversité et fun.

John ! Les nonnes

Même s’il est supervisé par le créateur lui-même : Bryan Lee O’Malley, le scénario ne casse pas trois pattes à un canard ou à un gibbon : en 20XX, Toronto est la proie de 3 gangs ! Les Véganes, les Robots et les Démons qui créent des fissures dans le continuum espace-temps. Nom de Zeus ! Marty, mais cela va être le boulot de la clique de Scott Pilgrim de régler tout ça à coups de riffs de guitare et de cassage de bouches, poings, pieds. Bon, c’est à peine digne de la biographie de Katsumi mais on va faire avec !

La map facon River City Girls

Outre le fait que cela soit un Beat them All, il se présente sous la forme d’un clone de River City Girls que j’avais chroniqué précédemment (ici ou pour le premier opus par Korganor). C’est-à-dire un mélange de BTA saupoudré d’une couche de RPG. Vous aurez des missions à faire, qui vous mèneront à explorer la carte en long, en large et en travers afin de sauver Toronto. Vous aurez accès à des magasins afin d’acheter de l’équipement pour booster vos statistiques et remettre votre barre de vie et de spécial à flot. Et pourquoi pas emporter une petite collation qui peut s’avérer utile dans les combats de boss.

Et j’ai même pas de Honda

Jouer au jeu et baigner dans l’univers est un vrai plaisir. Réaliser les contres parfaits, rencontrer des ennemis improbables. Effectuer des événements qui augmenteront vos stats. Les clins d’œil à l’univers de la pop culture et du gaming, du brisage de tonneaux façon bonus stage de Street Fighter II, le Yéti ou le cassage de voiture façon Capcom… tout cela est fait pour que vous passiez un bon moment. Sans le côté jeu à rallonge qui n’en finit pas comme River City Girls. Le jeu est assez court : 3 h pour mon premier run, mais il est possible de le finir en 90 minutes car cela débloque un succès, sûrement grâce au New Game +.

Je joue la Kart de la carapace verte, Shinzay

Un bon petit jeu mais on aurait aimé en avoir un petit peu plus. Une musique en deçà des espérances, dommage pour un univers qui est aussi centré sur la musique, mais l’idée des riffs pour entrer dans les zones de boss est sympa. Pas exigeante et nous rappelle que Scott & compagnie sont avant tout des zicos. Jouable jusqu’à 4 joueurs en local ou en ligne, j’ai eu un plaisir coupable de traverser Toronto avec Ramona qui n’est ni une copine portugaise de Shinzay, ni le descriptif du week-end de notre Taummax national. Let’s Rock, Baby.

Une belle plante