Associez Shoot’em up, Twin Stick Shooter minimalisme au son d’une musique techno synthwave, une feuille de menthe, une tonne de glaçons pour garder votre sang froid… un shaker et vous obtenez Sektori.

Au premier lancement du jeu, vous êtes surpris par la nature minimaliste du jeu. Un ancien de Housemarque qui passe en solo dev, tu te dis que cela va envoyer du pâté. Eh bien non, il retourne aux fondamentaux. Un vaisseau symbolisé par un simple triangle et un environnement graphique basique, mais en constante évolution.

Deuxième choc, la musique. Les amateurs de techno Synthwave survitaminée seront aux anges. Une bande son qui colle bien à l’action frénétique de ce jeu, mais qui personnellement m’a fait saigner des oreilles. Je suis plus habitué aux riffs de guitare de Tom Morello qu’à une techno qui fait vibrer les bpm mais pas mon cœur.

Mais mon bon Jingo, tu t’égares encore. En quoi consiste le jeu ? Un vaisseau qui tire avec l’orientation du 2ème stick. Vous commencez dans un endroit très exigu et au fil des ennemis, le monde va s’ouvrir. En constante évolution. Il ne faudra pas se faire coincer par les éléments apparaissant ça et là et qui constitueront le sel de votre aventure. Des murs, des jumps qui vous permettront d’accéder à des parties du tableau. Un peu comme dans un Pac Man en 3D Isométrique.

Il n’y a pas que les ennemis à prendre en compte qui sont plus de la chair à canon que de véritables ennemis. C’est surtout cette gestion de l’environnement. Passer d’un environnement clair et ouvert à un environnement très étriqué. Chaque run est différente et vous amène à un boss très différent. On est dans une constante incertitude. Le passage à un boss se permet même une vue presque façon Viewpoint. Intéressant et stressant.

Le jeu est dur, très dur et vous fera rager à coup sûr. Un contact avec un ennemi, vous explosez, vous êtes coincé dans l’apparition d’un élément de l’environnement : c’est le game over. Pour sortir la tête de l’eau et du marasme, vous aurez de quoi augmenter votre force de frappe, vos déplacements, vous équiper de missiles ou de bouclier par l’intermédiaire de petits items laissés par les ennemis qui feront grimper une jauge. Une fois celle-ci remplit, un objet apparaît et c’est parti pour la roue de la fortune façon Gradius de Konami. Vous validez ou laissez les options monter pour obtenir la capacité désirée. Un dash est également disponible, mais son usage est limité.

Les ennemis sont souvent un ensemble de formes géométriques, ce qui rappelle, une fois de plus, ce bon Viewpoint. Sektori n’est pas un mauvais jeu, il vous pousse toujours à anticiper, à gérer l’évolution du monde qui entoure votre vaisseau. 5 niveaux, des petits défis, de customisation de la couleur de votre vaisseau. Et quelques fois des options de choix de carte façon roguelite afin d’armer votre chemin de croix.

Si vous aimez souffrir au son de la techno. Gradius et Viewpoint, vous les finissez en One credit ! Que le prix, un peu élevé pour l’expérience, ne vous fait pas peur… Foncez, vous ne serez pas déçu ! Les autres…
