Test de Serious Sam : Shatterverse – Are You Serious ? 

Laissé orphelin par un Duke Nukem, la CroTeam nous avait offert le meilleur du FPS bourrin irrévérencieux avec Serious Sam. Après 4 épisodes de plus ou moins haute volée, mais toujours plaisants, voici que Sam Stone s’oriente vers le multi. Espérons retrouver tout ce qui fait le charme de Sam dans ce Serious Sam : Shatterverse. Vous allez être déçu. 

Rafales de plomb en vue

Déjà, fini la CroTeam, place à Behaviour Interactive. C’est peut-être un détail pour vous, mais cela veut dire beaucoup. Vous devez choisir un personnage pour commencer votre périple. Premier problème : le lore de Serious Sam n’étant pas assez étendu… Nous avons le droit à Retro Sam, Sam Carton, Sam avec un bidon, Sam version femme, Sam Alien… Comme dirait le « galeriste » du XoN : ils ne se sont pas foulés la rate. Le jeu étant multiplateforme, vous vous lancez à la découverte avec les premiers pionniers du titre : Échec de la recherche d’escouade ! Ça commence bien ! 

Méchant, pas beau

C’est donc parti pour la découverte solo. Si, lors de la révélation en 2026, lors du Xbox Partner Preview, l’aspect Fortnitisé de Serious Sam m’avait plus que laissé dubitatif, pour les besoins du test, je me radoucis et mets de l’eau dans ma bière. En tout cas, mon « jus de pommes fermenté ». Ce n’est pas mon style de DA, mais je ferai avec. La joie de retrouver Sam Stone, aucun lien de parenté avec Sharon… Fils unique. Je retrouve l’Égypte, la jungle… Encore une fois des décors pas très innovants, mais bon, Serious Sam, c’est le fun en barre. Des ennemis débiles et surtout des vagues d’ennemis incessantes dans des arènes où le déplacement est crucial et les munitions qui se vident vous font transpirer à grosses gouttes. 

L’aspect Rogue
Remplir le trone de sang et rester dans la zone

Le style graphique se répercute sur les ennemis… logique, du coup on a cette désagréable impression que le jeu est moins beau que Serious Sam 3 & 4. Encore une fois, je me fais violence et me fouette à coups de martinet sur le dos pour expier mes péchés et mes a priori. Le fun commence à poindre le bout de son nez. Entre les arènes, les vagues d’ennemis, ce plaisir de retrouver ces ennemis kamikazes qui foncent sur vous en criant alors qu’ils sont dépourvus de tête. Je sens que ça commence à me faire quelque chose dans le pantalon. 

Mes ennemis prefs ! aaarrghhh
La beauté de l’Egypte

Le but de Shatterverse : débarrasser le monde de Mental, votre ennemi juré. 9 zones qui sont séparées en 3 x 3 avec 3 boss. Bien sûr, l’intérêt de ce style de titre est la méta-progression. Vous pourrez acheter de nouvelles armes, des customisations afin de mieux réussir vos prochaines runs. Pour ceux qui s’y investiront, il y a de quoi faire et de quoi débloquer. Mais cela créera-t-il une communauté ? Rien n’est moins sûr, vu la difficulté, au lancement, de trouver des escouades. 

Non, ce n’est pas la scannette Fanta d’une caisse automatique
Une pause s’impose

Outre l’aspect graphique Fortnite, on sent l’inspiration des développeurs de Doom : pour regagner de la vie, car vous ne trouverez quasiment pas de kit de soin, vous devrez effectuer des « glory kills » !!! C’est-à-dire laisser peu de vie à l’ennemi pour lui mettre une « patate de forain » et ainsi récupérer la précieuse vie. Mal branlé quand vous êtes assaillis par une vague d’ennemis qui rappelle les ventes de climatiseurs à LIDL cet été. Pas non plus folichon, le grappin qui rappelle Doom et qui me fait penser une fois de plus qu’un FPS, ce n’est pas Super Mario. Sam Stone a toujours les pieds sur terre et des fois, il les met dans la gueule de ses ennemis ! Je vous conseille également de mettre le Dash sur le stick gauche LS car, sur un bouton, personnellement, je n’ai pas trouvé cela très ergonomique. 

Mais c’est Borderlands ou quoi ?
Le dieu Grappin

Serious Sam : Shatterverse n’est pas un mauvais jeu. On retrouve une bonne partie de l’univers et du côté irrévérencieux de la tétralogie, mais selon moi sans magie. Si vous êtes une bande de potes et que vous cherchez des alternatives aux FPS classiques, ce jeu peut être un bon choix. D’autant plus qu’il se révèle bien plus ardu que la plupart de ses congénères. Mais le jeu en vaut-il la chandelle ? Ou Sam Stone deviendra-t-il une Rolling Stone qui roulera vers les bas-fonds de l’oubli ? 

Des pizzas et pas de tortues !
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