Test de SF3RA – Attention aux freezes

SF3RA, avec un titre qui ressemble plus à un mot de passe Wi-Fi qu’à un jeu vidéo, nous met dans la peau d’un assassin intergalactique envoyé par une mystérieuse organisation de robots tueurs sous couverture (oui, même les machines ont besoin d’une mafia). Le principe est simple : sauter, tirer, fracasser des droïdes incontrôlables et explorer des planètes un brin hostiles. Le tout alterne entre passages d’action et séquences dans un vaisseau spatial où l’on casse de l’astéroïde à coups de lasers, histoire de varier un peu la formule.

Il fait froid, ça freeze

Première surprise : c’est joli. Contrairement à la réputation “petits jeux pas chers” qu’on associe souvent à Ratalaika, SF3RA se démarque avec une 2,5D bien foutue : environnements détaillés, animations qui tiennent la route, et une ambiance visuelle qui ne pique pas les yeux. Ça change, et ça fait plaisir.

Je ne vais pas tomber

Côté gameplay, on reste dans les codes classiques : on saute de plateforme en plateforme, on tire sur tout ce qui bouge, on grimpe aux murs façon ninja en apesanteur et on ramasse des clefs pour ouvrir de nouvelles zones. La formule est simple, efficace, et franchement agréable à prendre en main. Le drone qui nous accompagne apporte une petite couche de stratégie : on peut l’améliorer pour lui faire cracher du feu, enfin… des lasers.

Les niveaux sont bien pensés avec une carte complète qui évite de tourner en rond comme une mouche dans un bocal. On explore cinq zones différentes, chacune avec ses salles secrètes planquées pour les plus curieux, et cinq boss attendent patiemment de se faire démonter. Pas une révolution, mais ça fait le job.

On se croirait dans les pyramides

La bande-son mérite aussi une mention : pas inoubliable, mais suffisamment rythmée pour accompagner vos fusillades spatiales sans donner envie de couper le son au bout de cinq minutes.

Mais voilà… il y a LE problème. Chaque fois que votre personnage se fait toucher, le jeu freeze un court instant. Pas une petite micro-secousse pour vous rappeler que vous avez mal, non, un vrai “lag” qui flingue le rythme. Résultat : les combats contre les ennemis et surtout les boss perdent de leur intensité. On passe de “plateformer nerveux” à “pause café involontaire” en une fraction de seconde. Et c’est dommage, parce que SF3RA avait vraiment de bons arguments pour séduire.

En conclusion, SF3RA est un jeu de plateforme action plutôt surprenant avec des graphismes très corrects pour le genre. Mais entre deux beaux décors et quelques bonnes idées, on se tape aussi de nombreux freezes qui gâchent le plaisir. Ça reste sympa tout de même, surtout si vous avez un faible pour les robots intergalactiques et que vous savez être patient.