Une envie de glandouiller dans la montagne ? Voici Sledders par Bonus Stage Publishing. Un jeu qui, de prime abord me fait lever un sourcil car pour glander en montagne, j’ai connu ça avec Riders Republic ou Steep. Riders Republic proposait tellement d’activité sur neige (ou pas) que je me demande bien ce qu’un jeu basé sur le motoneige va me proposer. Bon… Comme Sledders me promet de la balade, je me lance.

Sledders est donc un jeu de motoneige où, seul ou à plusieurs, je peux arpenter des zones de montagne. Des zones qui ne dépassent pas le nombre de doigts d’une tortue ninja. Et voilà ! Pas de scénario, pas de courses, pas de challenge, de tricks ou même de tuto ! On choisit (ou pas) les couleurs de combi parmi le peu de choix de matos, on choisit son motoneige et nous voilà balancé dans la montagne pour aller où l’on veut. Si j’aime glander ou explorer dans les jeux, un peu de direction peut être apprécié. Ou même, une envie d’explorer via la topographie des lieux qui donnerait envie d’aller vers telle crevasse, vers telle bosse… Ici, rien de cela !

Les différentes zones se ressemblent toutes et mine de rien, j’ai vite atteint la barrière invisible de chacune. A chaque fois, j’ai des forêts façon plaine en pente pleine de poudreuse. Faire un saut et tenter des figures ne sera que peu gratifiant devant les maigres sensations en l’air.
Dans la conduite, nos véhicules ont une capacité de virage proche du néant, j’ai douté d’avoir essayé de tourner par moment ! Un véhicule souple comme une porte et qui s’enfonce dans la poudreuse pour un rien. Du coup, attaquer une pente en pleine forêt, c’est une expérience aussi compliquée que douloureuse. Et encore, ce n’est pas comme si j’avais une densité de forêt de dingue. Idem pour les graphismes qui sont beaux de loin, loin d’être beau et vu le rythme du jeu, on va vite détecter l’aliasing, les textures pas dingues, les animations du pilote en mode tristitude… Autant triste que la musique du jeu qui est aux abonnés absents.

Alors, on peut conduire « librement » mais sans but dans un paysage sans grands enjeux et envies. Certes, on peut faire ça à plusieurs mais c’est comme rester avec un pote tout seul au mois d’Août dans un petit bled d’Auvergne. On erre dans la ville de banc en banc et on se demande bien ce que l’on va pouvoir faire après 15min à déambuler.
Sledders propose une balade mais le manque de plaisir à tout point de vue n’aide pas. Sledders donne l’impression de devoir contempler un mur blanc.

