Test de Smoots Crazy Wave – C’était bien Wave Race 64 !

Smoots Crazy Wave, c’est un peu comme une piscine municipale en plein mois d’août : ça fait envie deux minutes, mais on en ressort assez vite parce qu’il y a trop de monde et pas assez de profondeur. Ici, pas de Mario Kart des mers ni de Wave Race 64 dopé à la caféine : on parle plutôt d’un petit jeu de jet-skis cartoonesques où les Smoots, sortes de cousins éloignés des Mii, se tirent la bourre sur l’eau. Et sur le papier, l’idée est rafraîchissante.

Genre je suis méchant

Le problème, c’est que visuellement, on reste coincé dans une (ou deux d’ailleurs) génération passée. Ça ressemble à un jeu Wii qui aurait fait un petit lifting discret, mais pas suffisant pour tromper qui que ce soit. Les personnages ? Oui, il y en a quatorze, mais honnêtement, leur charisme est équivalent à celui d’un Playmobil oublié au fond du bac à sable. Pas de quoi déclencher un coup de cœur pour “choisir son champion”.

A 4 sur le même canapé, c’est toujours un bon point

Côté circuits, c’est là que le bât blesse. On a bien quelques environnements plutôt sympas sur le papier – des boulets de canon façon Pirates des Caraïbes ou une ambiance préhistorique – mais au total, seulement cinq pistes. Oui, cinq. Autant dire qu’après une après-midi, on les connaît par cœur, et la magie s’évapore aussi vite qu’une flaque sous 40 degrés.

Heureusement, le jeu tente de varier les plaisirs avec ses modes : Slalom, Powerups, Battle Royale, Time Trial et Exhibition. Ça donne un peu l’illusion de variété, mais quand les bases restent aussi limitées, difficile de cacher la pauvreté du contenu. En plus, la “difficulté” n’est pas vraiment un challenge réfléchi, c’est juste le jeu qui passe en vitesse x2, comme si quelqu’un s’était amusé à toucher la télécommande.

Oh une baleine qui se cachalot

Le gameplay, lui, est basique de chez basique : on accélère, on balance quelques items, on fonce. Pas de finesse dans les vagues, pas de sensations aquatiques, on rebondit sur l’eau comme sur un trampoline invisible. Ça fait le job, mais ça manque cruellement de feeling pour tenir sur la durée. Niveau ambiance sonore, c’est un peu contrasté : les bruitages sont maigres, mais les musiques, elles, passent étonnamment bien. Pas de quoi télécharger la BO sur Spotify, mais ça accompagne agréablement la course. Alors oui, il y a un atout non négligeable : on peut jouer jusqu’à 4 en local, et ça, c’est toujours sympa pour une petite soirée canapé.

Graphiquement, c’est pas ouf

En conclusion, Smoots Crazy Wave est un petit jeu de course arcade pas méchant, mais pas marquant non plus. Alors oui, on peut jouer à 4 en local, c’est cool, mais avec trop peu de circuits, difficile d’avoir envie d’y replonger des heures durant.