Dans le passé, de mai à juin 1944, dans la France occupée par un groupuscule armée avec des croix noires sur fond rouge, vous incarnez un vigoureux Sniper qui aide la Résistance ! Eh oui, vous allez pouvoir défourailler du Nazi avec vos plus beaux fusils. Comme à l’accoutumé, Sniper Elite propose des slow-motions bien jouissif lorsque vos balles perforent des organes comme le cerveau, les poumons, les testicules ou le cœur. Cependant, ce nouvel opus n’est pas exempt de défauts.

On incarne Harry Potter Hawker, un agent du Special Operations Executive (SOE). Cette recrue va devoir découvrir ce qu’est ce mystérieux Wunderwaffe et le détruire coûte que coûte. C’est ainsi que se déroule les 9 missions de la campagne principale. Chaque mission est une carte relativement fermée, un petit peu comme les cartes proposés dans Hitman. Un terrain de jeu ouvert mais limité qui permet de planifier vos approches pour mener à bien les nombreux objectifs. D’ailleurs, vous aurez la possibilité de faire l’intégralité du jeu avec un.e binôme.

Pour ma part, j’ai trouvé les différents niveaux relativement générique, rien n’est transcendant bien que tout reste suffisant. C’est ni trop, ni pas assez, bien que la gestion du bruit semble parfois arbitraire. En revanche, ce que j’ai vraiment apprécié, c’est la possibilité de rendre l’expérience le plus proche de vos attentes. En effet, il y a un menu de personnalisation relativement riche !

Vous êtes un sniper embusqué, il est donc crucial de trouver le meilleur angle de vue. Pour vous aider à les trouver, les nazis ont eu la gentillesse de peindre en blanc tous les rebords escaladables… Au cours de votre périple, il est possible qu’un joueur passe dans le camp ennemi pour vous débusquez. Ce mode de jeu optionnel est vraiment agréable et ajoute une tension supplémentaire. En effet, on est plus face à de simples PNJ mais également un second tirreur d’élite qui connait lui aussi la carte.

Le gameplay de Sniper Elite: Resistance se distingue par sa flexibilité, permettant aux joueurs de choisir leur propre approche. Les mécaniques de jeu familières sont présentes, avec des améliorations notables, notamment une IA ennemie plus dynamique et imprévisible. Les ennemis ont des mouvements plus naturels et imprévisibles, ce qui m’a obligé à rester constamment sur mes gardes.

D’ailleurs, Sniper Elite: Resistance excelle dans la diversité des approches qu’il vous propose. Que vous préfériez une infiltration silencieuse ou une approche plus directe, le jeu vous offre les outils nécessaires pour réussir. Les éliminations au corps à corps sont toujours aussi satisfaisantes, surtout lorsqu’elles sont combinées avec l’utilisation judicieuse de la végétation pour dissimuler les corps. Le combat à distance est également bien réalisé, avec un arsenal d’armes précis des années 1940. Le système de personnalisation des armes ajoute une profondeur stratégique supplémentaire, permettant d’adapter votre équipement à votre style de jeu. Que vous soyez bourrin, ou plutôt silencieux, vous trouverez forcément une corde à votre arc.

Outre la campagne solo, vous aurez accès à des modes multijoueurs, comme du chacun pour soi, des matchs à mort en équipe, mais également le mode « pas de traversée ». Le topo est simple mais efficace. Vous êtes avec une équipe, et vous devez jouer uniquement à longue distance ! Les deux équipes qui s’affrontent sont séparées par de longues distances infranchissables. Palpitant pour performer vos talents de snipers.

Finalement, cet opus est agréable mais ne révolutionne pas le genre. C’est toujours un plaisir de zigouiller du nazillons et la gestapo. Que ce soit au corps à corps où en plein dans les testicules, tout est plaisant ! Malheureusement, les peintures blanches pour t’indiquer le chemin à prendre, le son qui te trahis en solo rendent l’expérience frustrante. J’ai apprécié me faire envahir par d’autres joueurs et de les débusquer ! C’était Harry Hawker, journal de mission terminé.
