SOS OPS! vous propulse dans la peau d’un héros du quotidien… enfin, d’un héros qui aurait oublié comment fonctionne son corps. Feux de maison, chats coincés, ballon esseulé : rien ne vous arrête… sauf vos propres bras en caoutchouc et vos jambes en guimauve. Ici, on doit tout gérer avec un système de contrôle à deux mains façon Human Fall Flat, mais avec un moteur physique qui donne parfois l’impression de manipuler une pieuvre bourrée.

Le principe pourrait être fun : intervenir dans la ville sur des petites missions loufoques, seul ou en multi, et se marrer des chutes improbables. Le problème, c’est que l’humour involontaire finit vite par céder la place à la frustration. Le gameplay, déjà mou du genou, manque cruellement de précision. Dans un Gang Beasts, le chaos est voulu et contrôlé ; dans SOS OPS!, il est subi, et on passe plus de temps à se battre avec les commandes qu’avec l’incendie à éteindre.

Le côté « chewing-gum » du personnage prête à sourire quelques minutes, surtout quand on s’agrippe accidentellement à un autre joueur au lieu de la mission. Mais entre les collisions qui partent en vacances et les bugs qui vous figent dans un mur ou au sol, la bonne humeur s’évapore rapidement. Et quand il faut relancer une mission à cause d’un blocage complet, ça devient aussi drôle qu’un PowerPoint sur la reproduction des moules.

Visuellement, c’est coloré, avec des personnages rigolos, mais les textures manquent de détails et l’ensemble respire la production fauchée. En écran partagé, le chaos visuel atteint son paroxysme : caméras incontrôlables, angles foireux, et nausées garanties pour les joueurs sensibles.

Côté son, difficile d’y trouver un vrai cachet : les musiques sont plates, génériques, et ne renforcent ni l’action ni l’ambiance comique. Les bruitages font le job, mais ne sauvent pas la mise. En solo, on s’ennuie vite. En multi, on rigole un peu… mais surtout à cause des ratés techniques. Et le plus triste, c’est que derrière ce bazar, il y avait un vrai potentiel pour un jeu délirant.
En conclusion : SOS OPS! porte bien son nom : au secours, j’ai envie de changer de jeu !
