Un robot, ça peut prendre plusieurs formes et c’est même mignon parfois. L’équipe d’Eastasiasoft a manifestement gardé un bon souvenir des robots de la SF des années 70, voire des vieux jouets mécaniques. Donc, pourquoi ne pas faire un petit jeu de plateforme indé bien coloré à petit prix, 4,99 euros, et en faire profiter tout le monde, enfin surtout les enfants, quoique…

Springbot est un petit robot cool qui vit avec une bande de petits robots cool aussi. Mais, du jour au lendemain, tous les robots sombrent dans la méchanceté, hormis Springbot, à cause d’une malédiction. Pas grave, notre héros va partir à l’aventure pour résoudre le problème à travers 35 niveaux, seul ou à deux en coop. Point de vue graphismes, le jeu est plutôt joli et coloré, et vous traverserez des niveaux somme toute classiques dans ce genre de production. Forêt, grottes de cristal, canyon des cactus et usine, classicus de chez classicus. Concernant la maniabilité, mon Dieu, que c’est rigide ! Des sauts ultra pointilleux et ultra durs à gérer, une latence couplée à quelques micro-ralentissements bien gênants, bref, il faut bien s’accrocher pour y parvenir. Les actions ne sont pas non plus des plus fournies : saut et poussage d’objets, point.

Les niveaux ne sont pas bien longs, et heureusement, car les musiques font passer du Jul pour du Mozart tellement nous pensons qu’elles ont été faites par un logiciel random Bontempi. Cruel mais juste. Le jeu n’est pas bien difficile, la seule difficulté sera de bien écraser les ennemis avec tout un facteur de chance, bref, pas fifou.
Springbot: The Last Spark est à la hauteur de son prix, il ne vole pas bien haut. Si vous recevez de la famille ou des amis avec des enfants que vous ne pouvez pas blairer, achetez-le ! Ce sera tout de même une belle vengeance colorée.
