Test de StarFox – Do a barrel roll !

Pour tous les fans de la première heure de cette licence, on à tous craint la mise à jour graphique sans âme, ou pire, un gameplay dénaturé pour plaire au plus grand nombre. Quand j’ai lancé ce StarFox sur la Nintendo Switch 2, mon petit cœur de quarantenaire (et plus !) a raté un battement. Ultra fan de l’épisode mythique sorti sur Nintendo 64 en 1997, j’attendais Nintendo au tournant. Et autant te le dire tout de suite, manette en main, le voyage spatial vers le système de Lylat tient toutes ses promesses.

Do a Barrel Roll !

Dès les premières secondes, la claque est avant tout visuelle, mais respectueuse. Le jeu ne cherche pas à t’impressionner avec des artifices inutiles : il sublime ce que tu as aimé à l’époque. Les environnements spatiaux et les surfaces des planètes comme Corneria ont une profondeur incroyable, mais conservent cette identité si propre aux aventures de l’équipe de Fox McCloud. On retrouve immédiatement nos marques avec l’Arwing, qui répond au doigt et à l’œil. C’est fluide, c’est nerveux, et la sensation de vitesse lorsque l’on slalome entre les astéroïdes ou les tirs ennemis est tout simplement grisante. La progression dans les niveaux revisite parfaitement la structure d’origine tout en y injectant une mise en scène moderne.

Avouez que ça claque quand même !

Le gameplay reste un modèle d’efficacité en matière de rail-shooter. Tu passes ton temps à esquiver, à charger tes lasers et à verrouiller tes cibles dans un ballet aérien qui demande une concentration de tous les instants. On retrouve avec un plaisir non dissimulé les embranchements secrets et les conditions spéciales pour changer de route, ce qui donne une rejouabilité immense au titre. Le Landmaster et le Submarine s’offrent également des sorties bien mieux gérées que par le passé, évitant les lourdeurs d’antan. C’est un pur bonheur pour les anciens de redécouvrir ces sensations, tandis que les nouveaux venus vont pouvoir poser leurs mains sur une recette intemporelle.

L’équipe de choc

Cependant, tout n’est pas parfait dans le meilleur des mondes, et c’est du côté de tes oreilles que le bât blesse. Si la bande-son réorchestrée est magistrale, le passage intégral aux voix françaises m’a collé un sacré coup de vieux (et pas le bon). Entendre Slippy, Peppy ou Falco s’égosiller en VF au milieu des dogfights, ça casse un peu le mythe et le charme rétro des répliques cultes en anglais ou du fameux charabia d’origine. C’est une question de goût, bien sûr, mais pour un puriste de la Nintendo 64, cette option audio manque cruellement de punch et s’avère être le seul véritable point noir de l’expérience solo.J’ai également trouvé que certains décors rajoutés en faisait un peu trop, mais cela reste assez lisible dans l’ensemble.

Toujours Star Wolf dans les pattes !

Le titre se rattrape largement avec son mode multijoueur. C’est la très grande et excellente surprise de cette version ! Là où l’on pouvait craindre un mode anecdotique, Nintendo nous livre des joutes en ligne et en local d’une efficacité redoutable. Se lancer dans des dogfights endiablés à quatre ou plus, se poursuivre à coup de missiles à tête chercheuse en exploitant les décors, c’est un plaisir immédiat et ultra addictif. C’est simple, l’ambiance des soirées canapé de l’époque renaît instantanément sur les serveurs, et c’est un kiff total de relancer une partie rapide entre deux sessions de jeu en solo.

Piou piou piou !!!

Ce StarFox sur Nintendo Switch 2 est une véritable lettre d’amour aux passionnés de la première heure tout en étant une porte d’entrée royale pour la nouvelle génération. Malgré une VF qui pourra faire grincer les dents des plus nostalgiques d’entre nous, le titre brille par son gameplay impeccable, sa réalisation solide et un mode multijoueur qui prolonge le plaisir indéfiniment. C’est toujours un immense plaisir de relancer ce chef-d’œuvre, et on ne peut que se réjouir de voir une telle légende revenir au sommet de sa forme.