Strike Force 3 se présente comme un FPS militaire moderne, nerveux et spectaculaire, du moins sur le papier. Campagne solo musclée, terroristes sans scrupules, missions furtives et arsenal de pointe, tout est là pour vendre du rêve à l’ancienne, celui des shooters militaires bourrins où l’on avance droit devant en vidant des chargeurs. Sauf qu’une fois la manette en main, le voyage ressemble surtout à une machine à remonter le temps mal réglée.

Dès les premières minutes, le choc visuel est brutal. Textures low cost, décors pauvres, animations raides comme un soldat au garde à vous, on a vraiment l’impression de lancer un FPS de la fin des années 90 qui aurait raté toutes les mises à jour depuis. Les effets de lumière sont quasiment inexistants et l’ensemble manque cruellement de relief. Même les canyons désertiques et les villes en ruines n’arrivent pas à masquer cette pauvreté technique qui pique sérieusement les yeux en 2025.

Côté gameplay, Strike Force 3 enfonce le clou. Les sensations de tir sont mauvaises, avec des armes sans recul ou au comportement étrange, comme si chaque fusil avait sa propre personnalité capricieuse. Les affrontements manquent d’impact et de précision, ce qui est quand même gênant pour un FPS. On tire, ça touche, parfois, sans jamais ressentir le moindre plaisir ou la moindre tension.

L’IA ennemie mérite aussi une mention spéciale, et pas dans le bon sens. Les adversaires sont soit complètement débiles, soit étrangement précis sans logique apparente. Ils vous repèrent parfois à travers les murs, puis restent bloqués derrière une caisse à attendre gentiment leur balle dans la tête. Toute tentative de jeu tactique tombe à plat, faute d’ennemis crédibles et cohérents.
La mise en scène et l’ambiance sonore n’arrangent rien. Les musiques sont fades et oubliables, au point qu’on se surprend à préférer le silence. Quant aux doublages en anglais, ils sont encore pires, récités sans conviction, avec un ton monocorde qui enlève toute intensité aux missions censées être dramatiques. Même les briefings donnent envie de zapper.

La campagne se termine en 6 à 8 heures, ce qui pourrait être honnête si le contenu était solide. Mais ici, il faut surtout se motiver pour aller jusqu’au bout. Les missions s’enchaînent sans surprise, les objectifs sont basiques et la lassitude s’installe très vite. On avance plus par curiosité malsaine que par réel plaisir.
Strike Force 3 est donc un retour dans le passé qui fait mal, un FPS à l’ancienne, dans son mauvais jus, qui rappelle à quel point l’évolution technique et ludique du genre a été dingue en plus de 20 ans. Sortir cette chose en 2025 est juste horrible. Mon conseil : prenez une bonne résolution pour 2026 et ne l’achetez pas, même en promo.