Test de Sudden Strike 5 – Ce n’était pas sa guerre !

Sudden Strike 5 débarque et c’est donc le retour d’une série que nous avions testé en 2019. Un test où Goma a fait le 4ème épisode et était resté sur sa faim malgré quelques bonnes idées (c’était là). En 2026, je prends le relais et je vais tâcher de voir si la série a fait un bon en avant depuis les 7 années qui séparent les deux jeux.

Premier constat en lançant le jeu, nous sommes toujours sur une technique datée où le détail ne va pas fourmiller. Même type de visuels, même ambiance sonore, on a l’impression de voir le même jeu où presque alors que la possibilité d’amélioration technique était clairement possible. Ce qui m’amène sur le second point, la jouabilité. J’ai relu le test de Goma après avoir jouer au 5ème épisode histoire de ne pas repartir sur un a priori. En jouant, je me suis fait les mêmes réflexions que lui : la gestion des unités est assez pénible et mal fagoté. On se perd sur la mini carte, on ne sélectionne pas toujours ce que l’on veut, nos gus ne manquent jamais de se perdre ou de glander pour un rien quand ils ne tombent pas sur un piège éhonté. Les mini ordres et chaînes de commandes sont une bonne idée mais on se perd en manip’ et devant un résultat souvent loin de nos attentes. Alors j’ai certes une option pour zoomer mais on se rend vite compte que cela ne nous aide pas plus à jouer ou à apprécier les graphismes.

Cela sent le retard de mon train !

Pourtant, on sent l’envie derrière ce jeu et chaque général proposé aura ses avantages en attaque, en défense, en soutien, etc. Si vous aimez la jouer offensive, rien de tel que Patton pour foncer et on voit que les profils de nos généraux sont cohérents avec les stratégies et les textes que l’on peut connaître d’eux. De plus, on a tout de même plus de 300 unités, véhicules et autres qui ont été représentés. Mener un assaut avec ses Sherman ou tenter une percée avec ses Messerschmidt, ça fait toujours un petit quelque chose dans l’absolu.

Un pont trop loin !

Car Sudden Strike 5 veut bien faire malgré sa technique et sa jouabilité d’un autre temps. 25 missions avec les différentes forces en présence et la possibilité d’atteindre la victoire de diverses façons selon que vous aimiez le sabotage, l’assaut sauvage ou autre stratégie. Mais pour profiter pleinement de Sudden Strike 5, il faudra accrocher à la technique datée mais surtout à ce gameplay un peu capricieux où vous perdrez parfois vos troupes pour une broutille, où vos ordres seront ignorés ou fait trop calmement ou encore par cette foutue sélection d’unité qui va laisser sans raison certaines troupe sur la touche.

En résumé, Sudden Strike 5 ressemble à son aîné. A tel point que parfois, je me demande si l’on a pas juste collé un autocollant 5 par dessus le 4.