Test de Super Polygon Grand Prix – L’art du cubisme

Des polygones, des textures simples, de la sensation de vitesse. Si vous êtes un TRÈS vieux joueur, cela doit vous rappeler des souvenirs de Virtua Racing (Mais si, le jeu où Cyril Drevet éclatait toute la concurrence dans Televisator 2). Et bien Super Polygon Grand Prix (SPGP pour les intimes) c’est une grosse inspiration de ce titre, mais en le sublimant sur plein de point.

Extinction des feux !

Dès le lancement, la direction artistique donne le ton. Les environnements sont construits à partir de formes géométriques simples, de couleurs vives et de circuits spectaculaires qui semblent parfois défier les lois de la physique. Le rendu évoque immédiatement les grandes heures de l’arcade 3D, avec une modernisation juste suffisante pour rester confortable visuellement. Les tracés sont variés, passant de circuits urbains à des paysages plus ouverts, avec des dénivelés, des virages rapides et des portions très techniques. La bande‑son, clairement inspirée des musiques de course des années 90, accompagne efficacement l’action sans jamais détourner l’attention de la conduite.

Le mot Polygon prend ton son sens !

Manette en main, Super Polygon Grand Prix va droit à l’essentiel. Les sensations sont immédiates : accélération franche, direction précise et une vitesse ressentie constante. Le jeu mise sur une prise en main rapide, sans artifices inutiles. Chaque voiture possède son propre comportement, obligeant le joueur à adapter légèrement sa conduite selon le modèle choisi. L’intelligence artificielle se montre étonnamment compétitive, mettant une pression constante et rendant les courses tendues du premier au dernier virage. Le mode progression, avec ses circuits et véhicules à débloquer, offre un contenu solide et encourage à améliorer ses performances.

La vue baquet provoque de bonnes sensations.

Cependant, cette approche très directe a aussi ses limites. Le gameplay, volontairement épuré, laisse peu de place à la profondeur ou à la personnalisation. Les amateurs de simulations plus complexes ou de gestion poussée resteront très clairement sur leur faim. Sur la durée, malgré la variété des circuits, une certaine répétitivité peut s’installer, le jeu reposant essentiellement sur le perfectionnement des trajectoires et la mémorisation des tracés. La présentation, bien que cohérente, manque parfois de variété visuelle lors de longues sessions. L’IA va également vous rendre fou, avec ses trajectoires au cordeau. Cela donne du challenge, mais aussi beaucoup de frustration.

Turn left !

Super Polygon Grand Prix est un hommage sincère et efficace aux jeux de course arcade d’antan. Il ne cherche pas à réinventer le genre, mais à en capturer l’essence : vitesse, compétition et plaisir immédiat. Accessible, nerveux et exigeant juste ce qu’il faut, il s’adresse avant tout aux joueurs en quête de sensations pures et de courses tendues, sans fioritures. Un jeu simple dans sa proposition, mais parfaitement assumé, qui rappelle que parfois, il suffit d’un bon tracé et d’un moteur rugissant pour s’amuser.

Configuration de test PC: Core Ultra 9 285K / 64 Go de RAM / RTX 5070 Ti