Test de System Shock 2 : 25th Anniversary Remaster – Le système a déraillé 

Les remasters sont une vaste pompe à fric et Nightdive Studios y excelle. Récupérant bon nombre de licences afin de les ressortir pour le public “de maintenant” dans le but d’effectuer une préservation du patrimoine vidéoludique et en même temps surtout engrangé un maximum de moula, sans forcément beaucoup de travail derrière. 

S.H.O.D.A.N. est de retour
Bonjour Madame

Sorti en 1999, System Shock 2 se passe 42 ans après le premier épisode. Le Consortium Tri Optimum a perdu de sa superbe et l’UNN (United Nations Nominate) a pris de l’essor, grâce à une technologie qui permet un voyage plus rapide que la lumière. Évidemment, SHODAN, l’intelligence artificielle du 1er jeu, ne laissera pas les choses se passer comme prévu. 

Redge à Tokyo
Toi, t’es pas en grande forme

Mélange de RPG et de FPS, au départ, vous aurez le choix entre plusieurs classes et plusieurs types d’aptitudes afin d’orienter votre façon de jouer. Le Hacking, la réparation des armes, l’endurance… sont autant de paramètres qui vous permettront d’appréhender votre aventure de manière différente et plus ou moins facilement. 

Les ajouts de cette version… Symbolique
Cela me rappelle Bioshock

Vous vous réveillez en 2114, dans un vaisseau spatial après un sommeil cryogénique et évidemment rien à bord ne tourne rond… Cadavres, mutants, vous semblez être le seul survivant à déambuler et à chercher des réponses, Xerxes l’ordinateur du vaisseau Von Braun, semble avoir perdu les pédales. Ce qui est un peu rasoir, pour le vaisseau Braun. Au fur et à mesure de votre avancée, vous découvrirez que SHODAN n’est pas très loin. 

Les differentes classes… sans Fabrice, ni pompon

Si bien sûr, l’histoire reste au panthéon des histoires de SF cyberpunk vidéoludique, comme le 1er, nous parlerons ici du remaster et de son adaptation sur console. Je ne peux qu’abonder dans le sens des joueurs classiques PC intégristes : “C’est un jeu PC, ça se joue sur PC, Bordel !”. Oui, le travail de Nighdive est indéniable quant au portage sur consoles, mais alors le reste…

Il a perdu au jeu du pendu
La propreté des WCs d’autoroute

La partie graphique est médiocre. Un rehaussement graphique, ni plus ni moins. Pas de réelle évolution, juste un upscale. Et avouons-le clairement, c’est dégueulasse. Indigne d’un jeu de 2025. Je suis sûr qu’il doit exister des mods sur PC qui rendent le jeu bien plus agréable à l’œil que ça. La partie maniabilité, alors là, préparez-vous les amis parce que c’est déplorable. Le jeu est jouable à la manette, certes, mais des dizaines d’options de gameplay sont annihilées par le manque de boutons du pad. Exemple de déconvenue : vous avez l’habitude de courir en maintenant le stick gauche enfoncé… Perdu, cela aura juste pour effet de bloquer votre personnage ! Vous avez juste activé la possibilité de le faire se pencher à gauche ou à droite. 

L’intestin de Théo

Les phases de hacking si elles pouvaient représenter un intérêt au combo clavier/ souris sont simplement énervantes, chiantes et sans intérêt. Après je vous avoue ne pas avoir essayé de brancher un clavier et une souris sur la Xbox. Microsoft bombant le torse régulièrement en nous vantant la possibilité de le faire. Parce qu’à quoi bon le faire pour jouer à un jeu de PC sur console, si c’est pour revenir à une configuration PC. Je peux comprendre l’intérêt sur des titres récents nécessitant de la ressource et un PC avec une carte graphique que seul GXL Redge peut avoir. Ce System Shock 2 doit passer sur n’importe quel PC, tellement c’est ancré dans son époque. 

Bucolique
Fusil à pompe it up

Tout est mou et poussif, l’impression d’avoir fait une soirée raclette en pleine canicule. Tu ne te sens pas très bien et tu te demandes si tu vas bien dormir, tellement cela te reste sur l’estomac. Oui, l’histoire est bonne. Oui, Irrational Games, le développeur original, donnera par la suite une des meilleures franchises de tous les temps avec Bioshock. Mais c’est un grand non pour cette adaptation sur console, vous avez mieux à faire et mieux à jouer. 

Le turfu