Test de Thank Goodness You’re Here! – Heureusement que je suis là !

« Bonjour monsieur le maire, j’ai une idée pour dynamiser la ville : on va recruter un petit bonhomme jaune pour aider les gens en ville vu que nos concitoyens sont plus cons que citoyens. »
« … »
« Et si ça ne marche pas, on le bloquera dans une pinte de bière. »

Voilà, c’est exactement l’ambiance de Thank Goodness You’re Here!, un jeu où la logique a pris ses vacances à Ibiza et n’est jamais revenue. On incarne un commercial qui arrive en avance à son rendez-vous avec le maire, et qui décide, comme tout être rationnel, de visiter Barnsworth, une ville où la normalité est considérée comme une maladie honteuse. Chaque habitant est plus perché que le précédent, et chaque mission semble avoir été écrite par un scénariste sous Red Bull et épisodes de Rick & Morty en boucle.

Des personnages complètement barrés

Concernant la direction artistique, c’est un festival visuel : imaginez un mariage entre Les Simpsons et South Park, mais célébré dans une salle des fêtes où les murs sont tapissés de memes « This is fine ». Les graphismes cartoon sont colorés, vivants, et chaque PNJ semble avoir été conçu pour vous faire douter de votre santé mentale. Ajoutez à ça des animations faites à la main et des dialogues doublés avec un accent british qui ferait fondre Hugh Grant, et vous obtenez un cocktail visuel et sonore qui sent bon la folie douce. Sérieusement, si Picasso avait joué à ça, il aurait peint des taupes en train de boire des IPA.

Miam

Pour la bande-son, rien à redire : elle accompagne parfaitement vos errances absurdes. Elle est là, discrète mais efficace, comme ce pote qui vous dit « vas-y, saute du balcon, ça va être drôle » et qui filme en même temps. Les doublages anglais sont impeccables, la traduction française est nickel, et chaque réplique semble avoir été écrite pour déclencher un fou rire ou un malaise. Mention spéciale au PNJ derrière une palissade qui vous propose de « voir sa saucisse » avant de vous passer des knacky à travers un trou. Oui, c’est trash, oui, c’est borderline, et oui, c’est hilarant. On est à deux doigts d’un crossover avec Kaamelott où Perceval dirait « C’est pas faux » en recevant une knacki.

Notre champion

Concernant le gameplay, il est simple comme bonjour : vous vous baladez, vous mettez des coups à tout le monde (les gens trouvent ça rigolo, parce que vous êtes minuscule), et vous accomplissez des tâches qui feraient passer les quêtes de Skyrim pour des dissertations philosophiques. Vous pouvez finir coincé dans une pinte, voyager dans des tuyaux, discuter avec des taupes… Bref, c’est un bac à sable de l’absurde où chaque interaction est une surprise. Et quand vous pensez avoir tout vu, le jeu vous balance un final tellement barré que même David Lynch dirait « wow, calmez-vous ». À ce stade, Twin Peaks ressemble à Plus belle la vie.

Fish and Tabac

Côté durée de vie, comptez environ trois heures. Trois heures de WTF pur, sans temps mort, sans filtre, sans excuses. C’est court, mais honnêtement, c’est comme un bon épisode de Black Mirror : intense, dérangeant, et vous en reparlez encore trois jours après. Et puis, soyons honnêtes : si ça durait plus longtemps, votre cerveau demanderait un RTT. Ce jeu, c’est un shot d’absurde, pas une bouteille entière.

Passage horriblement bon

En conclusion, Thank Goodness You’re Here! n’est pas un jeu, c’est une expérience sociale, un test psychologique, un meme vivant. J’ai lancé le jeu sans savoir dans quoi je m’embarquais, et j’ai fini par rire tout seul devant ma TV en tapant des PNJ qui me remercient presque. C’est drôle, c’est trash, c’est complètement barré, et ça fait du bien. Si vous aimez l’humour absurde, les situations improbables et les jeux qui ne se prennent jamais au sérieux, foncez. Si vous cherchez du réalisme, des mécaniques profondes et des graphismes photoréalistes… fuyez, pauvres fous.