Test de The House of Da Vinci – Léonard, génie sans forcer

Si votre rêve secret est de fouiller l’atelier de Léonard de Vinci sans risquer de vous empaler sur une catapulte expérimentale, The House of Da Vinci est une aubaine. Ce jeu d’énigmes à la première personne vous plonge dans une Renaissance alternative où les serrures sont plus complexes que les rapports familiaux dans un soap opera, et où chaque levier, rouage ou tiroir cache une surprise. Non, vous n’incarnez pas le grand Léonard, mais son apprenti — ce qui est déjà pas mal pour se sentir génial sans la perruque.

Propre, pas un grain de poussière au sol

On entre dans le vif du sujet dès les premières minutes : la disparition mystérieuse de votre maître vous pousse à fouiller les lieux à la recherche d’indices. Ce prétexte narratif un brin classique est surtout là pour vous propulser de salle en salle, comme un Cluedo steampunk géant. Et dans chaque recoin : des puzzles mécaniques retors, des objets à manipuler dans tous les sens, et parfois même des illusions temporelles qui feraient pâlir un Doctor Strange florentin.

Pour se chauffer

Car oui, l’Oculus Perpetua, qu’on obtient rapidement, est l’un des gadgets les plus intéressants du jeu. Il permet de scruter le passé pour altérer le présent, une mécanique brillante qui renouvelle le genre sans le rendre indigeste. C’est un peu comme si Da Vinci avait inventé la DeLorean mais en bois, avec des engrenages à la place du plutonium. Grâce à ce pouvoir, certaines énigmes prennent une dimension plus narrative, en jouant sur des états antérieurs du monde pour débloquer des situations présentes. Et franchement, ça marche du tonnerre.

Jack Sparrow ?

Techniquement, le jeu a hérité de ses origines mobiles avec un gameplay point-and-click très tactile, ce qui peut rendre les premiers instants sur console un brin rigides. En effet, on peste parfois contre une caméra pas toujours réactive ou un curseur capricieux. Mais après quelques énigmes et autant de jurons murmurés entre deux engrenages, on finit par maîtriser l’outil, comme un apprenti qui dompte son compas.

Graphiquement, c’est une jolie claque en velours. Les décors fourmillent de détails, entre machines de guerre et bibliothèques secrètes, le tout baigné dans une lumière tamisée qui sent bon l’huile de lin et le parchemin. Les gadgets semblent sortis tout droit des carnets du maître, et chaque pièce visitée donne envie d’explorer la suivante. Mention spéciale à la bande-son, discrète mais efficace, et au doublage VO qui ne surjoue pas le drame — une rareté dans le monde des puzzles narratifs.

Le début de l’aventure

Et les énigmes, me direz-vous ? Eh bien elles sont variées, intelligentes et surtout gratifiantes. Le jeu ne prend pas le joueur pour un gogo, et propose une difficulté progressive, avec juste ce qu’il faut de « Euréka ! » pour se sentir plus malin qu’on ne l’est vraiment. Certaines mécaniques sont recyclées, mais l’ingéniosité globale compense largement cette familiarité. Niveau durée de vie, comptez 6/7 heures de jeu pour en voir le bout.

Malgré quelques défis liés aux commandes et une histoire relativement simple, The House of Da Vinci brille par ses énigmes intelligentes et son design visuel de bonne facture. En tant qu’amateur du genre, je ne peux que vous le conseiller. Ses défis cérébraux et son attrait reposent principalement sur sa capacité à captiver l’esprit du joueur tout en rendant hommage à l’héritage de Léonard de Vinci. Bref, si vous aimez les casse-têtes raffinés et que l’idée de manipuler des rouages médiévaux vous fait frétiller les neurones, foncez : Léonard vous attend… mais avec des énigmes, pas une invitation à dîner.