The Nameless City,est un jeu Sometimes You donc je m’attends à tout mais vu le titre, j’attends du Lovecraft puisque c’est aussi le titre du livre de l’auteur sorti en 1921 ! Riggs me dit bonne réponse mais ajoute que c’est du full english. Voilà de quoi refroidir un certain nombre de joueur qui aurait peut-être été intrigué par ce titre.

The Nameless City reprend la trame du livre puisque nous débutons dans le désert en pleine péninsule arabe au milieu d’un vieux site avec quelques ruines. Après une tempête de sable, les choses sérieuses commencent avec de l’exploration mais surtout cet étrange malaise comme quoi, tout ça serait aussi mystique, que non humain et malsain. The Nameless City tente une approche de Lovecraft plutôt intéressante puisque l’on ressent une certaine ambiance, ce petit tiraillement qui vient dans vos tripes à chaque nouvelle salle, à chaque porte ou mystère. Du moins au début…

… The Nameless City s’enfonce aussi dans une technique clairement daté. Nous sommes 25 ans en arrière techniquement et le jeu balance du gros pixel informe, des flammes de torches qui font passer Minecraft pour un jeu lisse et quantité de moments où notre exploration se heurte aux barrières invisibles et aux scripts du jeu. Cela casse un peu ce côté exploration et peur, on fini par se dire que l’on doit juste marcher où le jeu le veut et dans l’ordre définit sans vrai enjeu, sans véritable suspense au final.

Et c’est dommage car l’univers de Lovecraft a plein de qualités et de nombreux jeux ont su s’en inspirer pour proposer des univers et des ambiances saisissantes. Ici, on suit le guide au milieu de gros pixels et on finit par perdre ce petit tiraillement des débuts pour juste aller d’une salle à l’autre sans autre but que d’entendre une énième phrase monocorde qui vient enfoncer le clou.