Test de Through the Nightmares – Je l’aime à mourir (beaucoup)

Dans le monde merveilleux du cauchemar, on incarne ici non pas un plombier moustachu ni un chevalier amnésique, mais le Marchand de sable. Pas celui qui vous saupoudre les yeux le soir façon comptine pour enfants, non. Celui qui fait de l’athlétisme acrobatique à travers les terreurs nocturnes d’enfants piégés par un Morphée devenu maboul. Et pour les sauver, vous allez devoir souffrir. Longtemps. Souvent. Mais avec le sourire, promis.

Quelques effets sympas

Platformer hardcore dans l’âme, Through the Nightmares coche toutes les cases du die & retry moderne : un personnage hyper réactif, une mécanique centrale originale (changer de taille à volonté), et une montagne de niveaux bourrés de pièges plus sadiques qu’un prof d’athlé un jour de pluie. Et le twist, c’est que la taille du perso influence tout : en petit, on passe dans les conduits ; en grand, on peut casser des trucs… ou se les prendre en pleine face.

On veut ma mort

Le level design, lui, est globalement bien fichu. Chaque saut, chaque piège, chaque balancier de la mort a été pensé pour vous pousser à bout sans jamais être totalement injuste. Et si on meurt, c’est quasi toujours de notre faute (même si on garde le droit de jeter la manette en criant “C’EST DE LA MERDE !!” pour sauver la face). Heureusement, le jeu propose une mécanique bien pensée : placer soi-même ses points de réapparition. Un luxe, certes limité, mais qui permet d’adapter la difficulté à son propre seuil de douleur mentale.

Des niveaux originaux

Côté gameplay pur, rien à redire : le Marchand de sable répond au doigt et à l’œil. Le système de changement de taille est intuitif et surtout très bien intégré dans les mécaniques de jeu, obligeant à une lecture constante de l’environnement. Et des pièges, y’en a. Beaucoup. Trop, même. Mais ça fait partie du contrat : tu veux sauver des gosses hantés ? Alors prépare-toi à mourir 138 fois dans le même couloir piégé.

Graphiquement, Through the Nightmares ne fera pas tourner les têtes, mais il a du style. Le low poly sombre avec quelques effets flashys colle bien avec l’ambiance angoissante des cauchemars, et les décors savent se renouveler : banlieues sinistres, ruines oubliées, châteaux de flippe… L’ensemble tient debout, même si ce n’est pas renversant non plus, et certains niveaux sortent du lot. Pareil pour la musique : elle fait le taf, sans voler la vedette.

C’est juste une boite

Avec une cinquantaine de niveaux, quelques secrets bien planqués, et des défis pour les masochistes, il y a de quoi suer pendant un bon moment. Le jeu ne fait aucun cadeau, mais récompense largement les joueurs patients, minutieux et légèrement sadiques envers eux-mêmes.

En conclusion, Through the Nightmares est un bon jeu de plateforme hardcore qui ne ment pas sur la marchandise. C’est difficile, exigeant, et parfois rageant, mais quand on aime souffrir pour décrocher le run parfait, c’est un pur kiff. À éviter si vous détestez recommencer 42 fois le même passage. À adopter si pour vous, “mourir en boucle” rime avec “pur bonheur”.