Test de Tomb Raider IV-VI Remastered – Fin de parcours pour un poids lourd

Aspyr continue de déterrer les reliques de Lara Croft et nous présente la compilation Tomb Raider IV-VI Remastered qui succède à la première trilogie remastérisée sortie l’année dernière. Aspyr a-t-il réussi à dépoussiérer cette seconde trilogie des aventures de Lara Croft sur Xbox One et Xbox Series ?

Plus souple en photo qu’à la manette

Trois jeux, trois ambiances :

  • Tomb Raider (IV) : The Last Revelation sorti en 1999 (Playstation, PC ; Dreamcast et Mac en 2000) Lara Croft découvre le tombeau perdu du dieu égyptien Seth et le libère involontairement, déclenchant une prophétie ancienne qui plonge l’humanité dans les ténèbres.
    Ce quatrième opus est souvent considéré comme le meilleur de la trilogie, avec une atmosphère et une exploration captivante.
  • Tomb Raider (V) : Chronicles sorti en 2000 (Playstation, PC, Dreamcast et Mac) Suite aux événements de The Last Revelation, Lara est présumée morte et enterrée dans un tombeau égyptien. Lors de ses funérailles, ses proches se remémorent les secrets de son passé.
    L’intérêt principal de cet épisode réside dans les flashbacks sur les aventures passées de Lara, un moyen d’en découvrir davantage sur la légendaire aventurière.
  • Tomb Raider (VI) : The Angel of Darkness sorti en 2003 (Playstation 2, PC et Mac) Accusée de meurtre, Lara devient une fugitive en cavale, découvrant un complot sinistre impliquant des expériences alchimiques et la recherche d’artefacts anciens.
    Plus expérimental, ce sixième Tomb Raider est clairement en retrait. Même s’il est arrivé sur une nouvelle génération de Playstation (PS2), ce Tomb Raider reste prisonnier de son passé à cause d’un gameplay daté et son histoire peine à captiver… Sans doute l’épisode de trop.
Le boulet à tirer…

Un simple menu réunit ces trois épisodes, on n’est pas au niveau d’autres compilation en terme d’accueil. Les graphismes ont été considérablement améliorés avec des textures plus détaillées, des modèles de personnages plus travaillés et de nouveaux éclairages. Toutefois, on peut, comme avec le remaster de la première trilogie, alterner à tout moment entre les graphismes originaux et les graphismes remastérisés. Le framerate est lui aussi réduit dans la version dite « originale ». On a ce qui pourrait ressembler à des versions Playstation 1 pour les épisodes 4 et 5. Dans le cas du 6ème opus la version originale semble tirée du jeu Playstation 2, la résolution plus élevée en prime.

Des contrôles plus modernes ont été intégrés notamment pour la caméra dans les épisodes 4 et 5. Mais Lara semble toujours se déplacer comme un camion 18 tonnes, comme à ses débuts en 1996 et ça commence à… peser.

A défaut de raser les murs on peut essayer de les lire

Outre le fait qu’il semblait obligatoire de voir cette seconde trilogie arriver, on remarque assez vite que la qualité et surtout l’innovation se perd au fur et à mesure des épisodes. Même le changement de génération sur le 6ème épisode ne trompe pas. Lara Croft s’est usée avec le temps et, à moins d’être un fan de la première heure, il est très difficile de replonger dans cette seconde trilogie. J’ai préféré de loin la première trilogie qui est certes tout aussi rude à jouer mais cela s’explique par l’ancienneté des opus. On se console avec quelques gimmicks propres à cette saga tout en désespérant de voir toujours les mêmes énigmes tordues mais enrobées avec des skins différentes.

Quand Lara plonge, le croco l’accoste

À La Révélation Finale, Tomb Raider IV-VI Remastered est une bonne occasion pour les fans de retourner Sur Les Traces de Lara avec des graphismes qui piquent moins les yeux et une jouabilité un soupçon plus digeste. Malgré tout, le gameplay reste bien rude pour les joueurs d’aujourd’hui. Cette seconde trilogie est moins légendaire que la première, mais la collection reste une valeur sûre pour les amateurs d’aventures et de déplacements laborieux…
Tomb Raider IV-VI Remastered se pose comme un passage obligé pour les joueurs souhaitant continuer l’aventure commencée avec la première trilogie remasterisée. Mais si vous n’avez pas joué à la première trilogie, jouez y avant de vous lancer (ou pas) sur cette seconde trilogie qui s’achève avec L’Ange des Ténèbres : un titre qui aurait pu servir d’avertissement…