Tropicalia est un jeu de Ratalaika donc j’attends du pixel à gogo et un petit jeu indé. Riggs me dit dans l’oreillette que je dois m’attendre à « un rpg à l’ancienne genre KEMCO… mais version Brésil ». J’imagine donc des plages de sables fins, de la capoeira et… Ah… on me dit que non et que je dois lancer le jeu !

Tropicalia nous place plutôt dans la vie d’un jeune indien avec sa plus belle coupe au bol et son pagne ! Ici, il va s’agir de sauver son village, la forêt et tutti quanti ! Le jeu annonce quand on le lance qu’il faut être prêt à y voir de l’anthropophagie et de la nudité mais nous sommes dans du pixel, c’est présent mais ce n’est pas le cœur du jeu et personnellement, j’ai passé plus de temps à me taper avec des Capybaras qu’avec des mangeurs d’hommes ! On peut dire que le cadre tribal est sympathique pour ce petit jeu à la sauce RPG. On va vers les grottes, villages et autres pour accomplir nos missions, on parle ici ou là et surtout on s’équipe pour survivre à tout ça.

Alors, c’est loin d’être un canon de beauté. Si les phases de « dialogues » montre un certain potentiel, les phases de déplacements sont à la sauce NES mais pas la sauce très fraîche. La partie combat ne montre pas non plus de grands visuels et des animations à tomber par terre. D’ailleurs, la partie combat au tour par tour est facile à comprendre mais sommaire. Même en débloquant des compétences, on finit par bailler devant le côté bateau de l’ensemble qui manque de panache.

Ainsi, malgré un cadre qui change un peu de l’heroic fantasy classique, Tropicalia ne parvient pas à sortir du rang. Cela se joue, on aura de bons moments de découverte mais la technique et le rythme des combats en laissera plus d’un sur le côté pour aller faire une sieste dans un hamac plutôt qu’à aller aider la forêt !