Vous êtes le voyageur. Un homme sans nom et sans passé qui arrive aux abords d’un village. Les habitants sont terrifiés, car par-delà leur village se trouve un trou béant où beaucoup d’aventuriers se sont engagés et aucun n’est revenu. Une plongée en enfer, qui ne vous fait pas peur, vous, intrépide guerrier qui avait affronté le covid, la victoire du PSG en Ligue des champions et le retour du Bigdil …

Dès la séquence de l’écran titre, on est accueillis par un chant lyrique, ce qui n’est pas sans rappeler les prestations vocales de notre Théo national entonnant un Ameno de ERA pendant une partie de FC 25. Mais les similitudes avec Théo ne s’arrêtent pas là, le jeu est moche comme un pou pour une génération née après 2000. Un pixel art basique très Apple 2, mais en couleurs. Une hérésie pour la jeune génération biberonnée au Ray Tracing. Par contre, au contraire de Théo, notre héros ne craint rien et fonce tout droit dans le trou béant pour en découvrir les secrets, armé de sa petite épée, de ses petits poings et de ses petits pieds, avec ou sans oignons.

Mais une fois de plus, vous me connaissez, trêve de galéjades. Vous êtes en face d’un metroidvania, aux graphismes simplets et simplistes, qui cache une petite aventure d’une dizaine d’heures. Pour celui qui s’y investira, il retrouvera tous les poncifs du genre, la carte, les aptitudes à glaner afin d’ouvrir de nouvelles voies, des objets à récupérer dans le but d’améliorer sa résistance et ses coups au combat.

Du saut sur les murs, à la magie pour déclencher des interrupteurs, tout y est ! On peut regretter le manque d’indication de la carte, les points de sauvegardes pas assez présents, idem pour les points de téléportation, mais dans l’ensemble le cahier des charges est rempli. On peut penser que ce jeu sent le jeu réalisé pour une game jam. Mais on ne peut que saluer le fait qu’il soit réalisé par un solo dev.

Les contrôles répondent bien, la musique est passe-partout mis à part l’écran titre. Cela donne un ensemble homogène. Sans grande originalité, mais pas déplaisant. Les environnements sont sombres et répétitifs. De la grotte, de la grotte, de la grotte… Un bestiaire assez peu fourni, mais on a déjà vu bien pire. Ce n’est pas notre AtaRiggs qui dira le contraire !

On peut noter çà et là quelques bugs, mais d’après la communauté, le développeur est plus que réactif à l’ensemble des retours et publie rapidement des patchs correctifs. Un développeur impliqué, comme cela, ajoute à la respectabilité de son œuvre et de son travail.

Undivine n’est pas le jeu de l’année, mais j’ai hâte de voir dans quelques années avec de la bouteille ce que ce développeur pourra nous proposer dans cette voie. Bien qu’un peu cher sur le store pour l’expérience proposée, c’est un travail honorable pour qui passe outre les graphismes et veux assouvir sa soif de metroidvania. Comme on dirait à l’école, en cette période de fin d’année scolaire : Passable, mais le conseil de classe salue vos efforts et vous invite à continuer sur votre lancée, ne vous découragez pas !

