Vagrus – The Riven Realms, de Lost Pilgrims Studios, est un jeu qui, comme dirait Riggs, semble être : »un rpg avec beaucoup de blablas ». Je suis également intrigué par ce message du store : « Avis important : Il n’y a pas de localisation officielle en français pour ce jeu, seulement des traductions automatiques expérimentales. Veuillez en tenir compte avant d’acheter le jeu ». Bon… Je joue rarement en français mais c’est quand même bon de le dire. Je préfère une vraie traduction plutôt qu’un truc comme ça alors raison de plus pour rester en anglais. Cela dit, dans un jeu qui promet pas mal de blablas, c’est dommage de limiter les joueurs francophones à une traduction bancale.

Toujours est-il que Vagrus – The Riven Realms commence effectivement par du blabla pour nous dire qu’avant, les dieux étaient là, étaient bons et tout le monde vivait un âge d’or ! Sauf que les hommes, comme des sales mômes, se sont mis à faire n’importe quoi ! Du coup, dans un châtiment semblable à Sodome et Gomorrhe, les dieux ont rasé la civilisation. Mais à la différence de l’histoire de la Génèse, ici, les dieux se sont barrés. Les quelques survivants ont commencé à se réunir mais au milieu des ruines et du désert du monde, de nouveaux « dieux » ont émergé et ils n’ont pas l’air aussi sympa que les précédents (les autres étaient cools mais il ne fallait pas chier dans leurs bottes). Au milieu de tout ça, vous êtes un chef d’une caravane armée qui doit relier les villes en proposant diverses missions. Vous êtes un Vagrus ! Voilà le pitch et on peut dire que l’on ne nage pas dans la bonne humeur et les Bisounours ! Cela dit, le monde est riche, l’univers varié et vous ferez diverses rencontres sympathiques à commencer par vos compagnons.

Que ce soit en mode balade ou histoire, Vagrus – The Riven Realms vous met à la tête de votre caravane. Au début, des missions « simples » et on gère nos vivres, notre route à notre guise. Marche forcée ou repos tranquille ? Rationnement des vivres ou équipage bien nourri ? Vagrus – The Riven Realms vous donnera moults choix et cela passera aussi par des moments de dialogues et de choix dans les villes ou sur votre route. De quoi vous ouvrir ou vous fermer des portes si vous ne répondez pas bien même si parfois, il vaut mieux, sur le long terme, se prendre un refus pour garder son équipage entier ou gagner davantage plus tard.

Cette partie choix et gestion se fait très facilement. Un passage par le tuto est tout de même nécessaire mais mine de rien, on entre bien dans le jeu. Selon votre appétence et vos choix, le mode « facile » pourra être une bonne entrée en matière car Vagrus – The Riven Realms n’est pas toujours tendre avec les caravaniers trop fufu la moquette. Ce constat s’applique sur les combats. On a du tour par tour où nos compagnons vont s’illustrer contre diverses menaces. J’ai apprécié le jeu sur les multiples lignes de front (avant, arrière) car cela génère des stratégies intéressantes comme le fait de pousser vers l’arrière un personnage de corps à corps qui perd donc un mouvement pour revenir à portée de son arme. Cela dit, pas toujours facile de bien lire chaque compétence et le menu explicatif aurait pu être plus sympathique à lire. Ici, quand on a trouvé, c’est écrit tout petit. De même, les combats demandent un peu de patience et la moindre escarmouche peut devenir un peu longuette. Tactique, oui mais un peu ennuyeux par moment.

Ce rythme un peu lent est celui de Vagrus – The Riven Realms. Il pose son ambiance, son côté errance dans le désert et on peut dire qu’on le ressent bien. Cela dit, dommage que cela passe par le rythme car les dialogues, les musiques et les graphismes suffisaient pour bien nous plonger dans le jeu. Mais si vous voulez un univers intéressant à découvrir avec un côté gestion/survie dans le désert, Vagrus – The Riven Realms a de quoi vous contenter puisque le jeu peut allègrement dépasser les 50 h sans sourciller. La caravane passe mais le joueur n’aboie pas, il joue !

