Vinebound: Tangled Together part d’une idée simple : attacher deux joueurs par une vigne magique dans un roguelike en arène. Ce qui pourrait être un simple gimmick devient ici le cœur de l’expérience. Tout tourne autour de cette contrainte : elle force la coopération, limite les élans égoïstes, et fait naître autant de rires que de cris de panique.

Dans la pratique, chaque joueur doit jongler avec ses déplacements, éviter les ennemis, déclencher ses attaques via une mécanique de ping-pong assez rythmée… tout en surveillant l’autre bout de la vigne. Trop s’éloigner, c’est se faire tirer en arrière. Trop se rapprocher, et les collisions deviennent absurdes. Dit comme ça, ça peut sembler frustrant, mais avec un bon partenaire, c’est étonnamment grisant.
Les arènes sont petites mais variées, avec des ennemis à la pelle, quelques bonus à collecter et des vagues qui s’enchaînent vite. Le jeu ne perd pas de temps, et c’est tant mieux : on meurt, on recommence, on progresse petit à petit grâce à un système d’améliorations permanentes. Classique, mais efficace. L’ambiance est légère, un peu cartoon, sans fioritures, ce qui colle bien au rythme effréné des parties.

En solo, l’IA prend le relais. Elle fait le taf, mais on sent bien que le jeu a été pensé pour du coop local. Pas de multijoueur en ligne, ce qui est franchement dommage vu le potentiel du concept. À deux, c’est vraiment là que le jeu brille, avec cette tension permanente entre coordination et imprévus.
Cela dit, tout ne fonctionne pas parfaitement. La mécanique de la vigne peut devenir pesante à la longue, surtout quand la lisibilité des niveaux commence à lâcher. Et malgré quelques idées malines, le jeu a tendance à tourner un peu en rond après quelques heures. On aurait aimé plus de variété, plus de mécaniques secondaires, quelque chose pour relancer l’intérêt sur la durée.

Vinebound Tangled Together ne révolutionne rien, mais propose une formule coopérative rafraîchissante et bien exécutée. C’est le genre de jeu qu’on ressort à deux pour une session rapide, qu’on abandonne un peu après… puis qu’on relance quand on veut se marrer à nouveau. Dommage qu’il manque un peu de fond pour devenir un incontournable du genre.