Test de Water Delivery – Pas forcément que de l’eau !

À première vue, Water Delivery ressemble au petit job étudiant tranquille: on est conduit dans une camionnette dans une campagne paisible, on dépose des bidons d’eau pleins, on récupère les vides, on signe le papier et on repart avec l’argent. Sauf que la routine tourne au vinaigre quand les lumières se mettent à clignoter comme une discothèque fauchée, que les voisins refusent de répondre et que des bruits venant de portes entrouvertes commencent à suggérer qu’il se passe autre chose que de la simple déshydratation dans le coin. En explorant maison après maison, on tombe sur des documents et des situations étranges qui laissent penser que la communauté n’est plus vraiment la communauté, si tu vois ce que je veux dire.

Crade de chez crade

Et alors là… ton avis rejoint le mien: c’est de la bonne grosse bouillie vidéoludique. Techniquement c’est affreux: c’est moche, les animations ont l’air d’avoir été mocapées sur un pantin désarticulé, les textures sont ignobles et parfois, elles se mélangent comme un PowerPoint qui a foiré. Les effets de lumière sont complètement pétés, les ombres buggent, et on se demande si le moteur graphique n’est pas en grève depuis le tutoriel.

Jingoro devant un vieux film

Côté ambiance, le jeu essaye clairement d’être bizarre mais finit juste chelou pour de mauvaises raisons. Les jumpscares sortent de nulle part et sans logique. Le jeu n’inquiète pas, il surprend juste comme une porte qui claque parce qu’on a oublié la fenêtre ouverte. Et ça ne fonctionne jamais vraiment.

Le final, lui, part en freestyle complet: on débarque dans un manoir où des membres d’un culte zigouillent des enfants qu’on doit sauver, tout en s’amusant avec des cochons. Oui, cette phrase n’a aucun sens, mais rassure-toi, le jeu non plus. Dans une chambre, un couple s’envoie joyeusement en l’air avec un masque de cochon, ambiance cirque de l’absurde. Et pour couronner le tout, la musique techno surgit au moment où le jeu essaye d’être triste. On n’est plus dans l’horreur, on est dans un mixeur émotionnel mal réglé.

Ils vont faire des cochonneries

Le jeu dure 1 heure. 1 heure de souffrance technique, narrative et artistique. 1 heure où tu sens que quelqu’un derrière a eu une idée, puis une deuxième, puis aucune ne s’accordait et ils ont tout gardé parce que pourquoi pas. À la fin, on se demande sérieusement si les développeurs n’ont pas des questions à se poser sur leurs choix de vie.

« Il y a la daronne »

En conclusion, Water Delivery est un mauvais jeu d’horreur. C’est gênant plus que malaisant. La boucle de gameplay consiste à aller chercher des bouteilles vides et remettre des pleines pour finir dans un manoir en mode cache cache mortel. Et vu que techniquement le jeu est dégueulasse, autant vous dire que c’est un supplice d’y jouer.