Comme chaque année, lors de la route vers WrestleMania, 2K nous fait le plaisir de sortir sa simulation de catch, qui s’améliore d’année en année, même si certaines années, les améliorations ont été plutôt timides. Cette année, ils nous promettent de belles améliorations avec l’ajout d’un nouveau mode ainsi que de nouvelles stipulations de match, notamment les matchs mixtes, où une femme peut mettre une raclée à un homme (aka Rhea vs DomDom).

Dès le lancement du jeu, je me suis directement dirigé vers le mode « Mon Ascension », qui n’est autre que le mode histoire. Petit changement cette année, et pas des moindres : cette fois, vous n’aurez pas deux histoires différentes entre une Superstar homme et femme, mais vous devrez créer les deux d’un coup et les faire évoluer simultanément. Chacun aura sa propre histoire annexe, mais avec un tronc commun qui rappelle l’époque de la Nexus, qui se voulait indépendante. Cette année, c’est encore NXT qui fout le bordel, avec à sa tête Kevin Owens et la jolie Bayley (ouais, je l’aime bien !) qui souhaitent se désolidariser des shows principaux pour en faire un gros show à part entière. Pour cela, ils ont rallié certaines Superstars à leur cause. Mais ceux qui ne le souhaitent pas, comme nous, se font attaquer salement, et c’est là que votre vendetta commence. Cette histoire m’a passionné du début à la fin. Comme chaque année, ce mode est un régal, et cette année ne déroge pas à la règle.
Autres modes dits « bac à sable » dont on ne se lasse jamais : My GM et bien évidemment le mode My Universe. Pour résumer, ces modes permettent de gérer son show de A à Z. Dans My GM, vous faites évoluer vos Superstars et gagnez de l’argent pour avancer, tandis que dans My Universe, vous créez un personnage ou reprenez votre Superstar créée dans Mon Ascension et la faites évoluer dans le show de votre choix, en créant des feuds et en choisissant les matchs, du simple au match extrême. Cette année, le retour des joutes verbales est notable, même si elles ne sont pas doublées, elles ont le mérite d’être là.

Pour ces différents modes, vous avez donc de nouveaux types de match : le match mixte ou « Intergender Match » comme stipulé plus haut, mais aussi le « Underground Match », où vous devez l’emporter par KO ou soumission en mode extrême, sans cordes autour du ring et avec de nombreux lutteurs prêts à semer le chaos.
Vous retrouverez également le fameux « Bloodline Match », qui n’est autre qu’un Extreme Rules match amélioré. Comme à WrestleMania 40 pour le match de Roman et Cody, vous devrez choisir trois Superstars pour vous seconder. Un simple match peut donc se transformer en un 4 contre 4, de quoi foutre un gros bordel, et ça, c’est kiffant !
Pour finir avec les modes de jeu, grosse nouveauté cette année : le mode « Island », mis en avant par nul autre que Roman Reigns et le « Wiseman » Paul Heyman. L’histoire nous explique que cette île a été créée par Reigns lui-même, et que nous devrons y faire nos preuves pour décrocher un contrat WWE. Sur le papier, c’est cool, mais c’est vraiment là que j’ai été déçu. En effet, il faut de nouveau créer un personnage de A à Z, impossible d’importer ceux déjà créés. De plus, certains objets de personnalisation doivent être achetés dans les boutiques de l’île moyennant la monnaie VC. Comment la gagner ? En faisant des matchs, mais il en faudra un paquet pour débloquer certains articles… ou alors passer à la caisse avec votre carte bleue. Un « Fortnite-like » pour acheter des skins et certains coups, ça m’a vraiment refroidi.
L’ambiance sur l’île est plutôt cool, avec quatre zones : les « Arcades de demain », le « QG des héros », le « Temple des ancêtres » et les « Terres désolées », toutes bien différentes. Ma préférée reste la zone d’Undertaker. Vous verrez des joueurs évoluer sur l’île et pourrez lancer des matchs contre l’IA ou en ligne. C’est un mode communautaire.

Enfin, vous aurez le mode Showcase, où cette année vous revivrez l’histoire de la famille samoane en retraçant l’épopée de la Bloodline et des familles Fatu, Anoa’i et Maivia. Narré par l’excellent Wise Man Paul Heyman, vous passerez de bons moments à rejouer des matchs de légende. Cependant, cette année, il n’y aura plus de flashbacks réels : ils utilisent le moteur graphique du jeu pour recréer les événements passés. J’ai été un peu déçu de ce côté-là.
Le roster compte près de 300 Superstars, avec de nouveaux coups, titres, accessoires et vêtements. Les doublons sont comptés, mais cela reste très complet.
La création de personnage est toujours aussi poussée. Vous pourrez laisser libre cours à votre imagination pour vous créer un monstre du ring.
Techniquement, le jeu a été amélioré graphiquement, il est plus fluide et la partie audio est top, notamment les musiques d’entrée. On pourrait passer des heures dans les menus juste pour écouter les « theme songs ». Seul regret : j’aurais adoré qu’ils retransmettent l’ambiance de Backlash à Lyon, avec le fameux « Simplement Deux » et toutes les phrases cultes de cette soirée.
Et bien sûr, à quand les commentaires en français par Philippe Chéreau et Christophe Agius ?

Côté gameplay, de nouvelles actions ont été ajoutées, avec un mini-jeu où vous devez arrêter votre joystick dans la bonne zone pour prendre le dessus sur votre adversaire. Les combats sont plus fluides, et l’ajout des attaques via les barrières de sécurité est un vrai plus pour les fans de Jeff Hardy. Dommage qu’on ne puisse pas encore courir dessus, mais c’est déjà ça.
WWE 2K25 reste LA simulation de catch de l’année. Avec ses évolutions, il vous fera passer de nombreuses heures sur le ring, mais aussi à créer vos propres histoires. Alors oui, il a ses défauts, et le mode Island risque de ne pas plaire à tout le monde. Mais, comme pour un FIFA, tous les fans ne peuvent que foncer !
