Test de Yet Another Zombie Survivors – Overdose de zombie ?

On ne va pas se mentir, avec l’explosion des jeux de tir automatique en vue du dessus depuis un certain patron du genre, on pouvait craindre l’overdose. Débarquer sur le marché en s’appelant littéralement Yet Another Zombie Survivors, c’est soit un aveu d’échec d’avance, soit une preuve d’humour bien assumée. Après avoir passé 35 ans la manette en main, j’en ai dégommé du mort-vivant, de Zombies Ate My Neighbors sur Super Nintendo jusqu’aux productions modernes. Alors, simple copie sans saveur ou vrai plaisir coupable pour nos consoles ?

Dos à dos !

Dès les premières secondes, le titre pose ses cartes sur la table. Tu ne contrôles pas un héros isolé qui tourne en rond, mais toute une petite escouade de survivants qui se déplacent en formation serrée. C’est l’une des très bonnes idées du jeu : tu commences avec un personnage (le SWAT, le Tank, l’Ingénieur…), puis au fil des niveaux, tu recrutes d’autres coéquipiers qui viennent coller à tes basques. Voir ton petit groupe avancer en tirant dans toutes les directions apporte un côté tactique et visuel vraiment jouissif. La lisibilité reste correcte malgré les hordes d’affamés qui déferlent à l’écran.

Quelqu’un veut du feu ?

Côté gameplay, c’est de l’action pure et dure sans fioritures. Tes personnages tirent automatiquement, et ton rôle se résume à piloter la troupe, esquiver le pétrin et choisir soigneusement les compétences à chaque montée de niveau. La synergie entre les classes fonctionne du tonnerre : associer le pouvoir de zone de l’Ingénieur aux gros dégâts physiques du SWAT permet de créer des rouleaux compresseurs pyrotechniques. La progression globale est très gratifiante grâce à l’arbre d’améliorations permanentes qu’on remplit entre deux sessions. Tu meurs, tu améliores ton équipement, et tu y retournes la bave aux lèvres.

Promis, j’ai pas lancé Desert Strike.

Tout n’est pas tout rose au pays de l’invasion macabre. Après quelques heures intensives, la structure du jeu montre ses limites habituelles. La variété des cartes et du bestiaire aurait mérité un peu plus de folie pour renouveler l’intérêt sur le long terme. On retrouve vite les mêmes schémas de monstres et des objectifs un peu trop classiques qui finissent par installer une certaine répétitivité. Rien de dramatique si tu cherches des petites sessions de jeu bien nerveuses, mais les joueurs en quête d’une profondeur abyssale risquent de rester un peu sur leur faim.

L’embarras du choix.

Yet Another Zombie Survivors ne cherche pas à réinventer la roue, mais il fait parfaitement le job qu’on lui demande. Avec son système d’escouade original, son action frénétique et son côté addictif assumé, il offre une excellente pause défoulante entre deux gros titres. Si tu aimes voir des milliers d’ennemis exploser sous un déluge de balles sans te prendre la tête, tu peux y aller les yeux fermés. Une bien belle surprise pour les amateurs de défis intenses !