Tonton Riggs a de l’humour. C’est vrai, un petit peu ! “Tiens, j’ai un truc pour toi, ça devrait te plaire ! En plus comme tu n’arrives pas à trouver chaussure à ton pied, ça te permettra de sortir tes nunchacouilles !” Vous le savez, je suis un grand fan des tortues ninja depuis mon enfance et l’arrivée de ce Tortues Ninja : Le destin de Splinter ne pouvait que me mettre en joie, m’enjailler comme disent les jeunes. D’autant plus que le jeu sort des sentiers battus et de la soupe de tortues habituelle pour s’adonner à l’Hadès like.

Succès surprise de 2020-2021, Hadès enchanta les critiques, les ventes et les joueurs. Un Roguelite/ Hack’n Slash qui ne laissa personne indifférent. C’est donc assez audacieux pour le studio Super Evil MegaCorp de reprendre une recette qui a marché, mais il arrive à l’adapter à l’univers des Tortues dans Les Tortues Ninja : Le destin de Splinter.

L’histoire, par contre est, on ne peut plus banale : Splinter, leur père et maître rat, s’est fait enlever par le clan des foots et l’ignoble Shredder. Vous ne pouvez pas vous satisfesse de ça et vous allez affronter moult ennemis afin de retrouver votre famille unie et se délecter d’une bonne pizza, en écoutant Vanilla Ice.

Les Tortues Ninja : Le destin de Splinter se base sur un concept simple, vous arrivez dans une salle ou un lieu, vous mettez à trépas les ennemis de la salle et suite à cela, on vous propose un choix entre diverses capacités afin de vous renforcer et de progresser dans l’aventure. Tous les environnements classiques de nos mutants préférés sont présents : les égouts, les toits, les rues de New York… Les ennemis aussi : du soldat des foots, aux souris mécaniques, en passant par Bebop, Rocksteady, Karaï, Leatherhead…. Mais c’est un plaisir de les retrouver, de les combattre dans un autre style de gameplay.


Les graphismes des Tortues Ninja : Le destin de Splinter abordent une orientation plus sombre, plus comics que le jeu de Dotemu ou le TMNT : Turtles in time. Sans avoir la patte graphique du dernier film, ni l’orientation ado des tortues, il reste agréable à l’œil. La vue de 3/4 aide à ne pas avoir des gros sprites et laisse la ressource nécessaire pour avoir une animation plus léchée et c’est le cas. Nos amis à carapaces bougent et virevoltent de façon admirable et on reconnait instantanément la façon de se mouvoir de nos héros, leurs mimiques…

Vous avez un hub central, le repaire des tortues, où vous pouvez acheter vos améliorations variées sous forme de techniques ou d’artefacts avec de la monnaie in game. Les différentes monnaies du jeu sont un véritable calvaire, tant il y en a : de la ferraille, des talismans, des griffes de Shredder … Heureusement, un tableau récapitulatif vient un peu vous aiguiller pour savoir comment les obtenir. Dans ce hub, vous pourrez également choisir votre tortue et noter qu’un bundle de lancement est disponible avec un niveau supplémentaire et Casey Jones au casting, ce qui est plus qu’agréable. Ce hub est un plaisir à l’œil, tant on se sent nous-mêmes inviter chez les tortues pour une pyjama party en espadrilles.

Le gameplay est constitué d’attaque simple et de 3 pouvoirs distincts. Généralement une ruée, une attaque à distance et une attaque spécifique à chaque héros. Vous éliminez les méchants, choisissez votre amélioration temporaire et hop salle suivante qui peut être un niveau simple, un marchand ou un demi boss ou boss. Voilà, la boucle de gameplay.

Pour ce qui est de la musique, cela s’avère plus un fond sonore. Pas de thème vraiment marquant, bien loin des références des maîtres étalons des jeux estampillés TMNT. Par contre, les voix digitalisées apportent un réel plus au jeu… On reconnaît le tempérament de chaque tortue qui parle et interagit de la bonne façon avec ce que l’on fait à l’écran ou avec le lore des tortues. Un vrai bon point pour ce qui crée une plus grande immersion dans ce Tortues Ninja : Le destin de Splinter.

Un niveau facile ou normal, du coop local ou en ligne jusqu’à 4, tout est fait pour que vous preniez un maximum de plaisir avec ce jeu et y reveniez constamment avec plaisir. Alors fan des tortues, fan d’Hadès ou simplement joueur, vous cherchez votre jeu de l’été, le voilà sûrement. Des petites sessions courtes avec un goût de reviens y. Pour l’objectivité, vous repasserez, car les tortues, c’est ma madeleine de Proust ! Mais jetez-y un coup d’ œil, Les Tortues Ninja : Le destin de Splinter mérite que l’on s’y attarde et évite le piège du Beat’em all, en proposant quelque chose de nouveau au sein de l’univers vidéo ludique des tortues, et c’est une bouffée de fraîcheur pour l’été

