Test Lord of the Click 5 – C’est la fête de trop ?

On va pas se mentir, quand on en est au cinquième épisode d’une franchise qui s’appelle Lord of the Click, on sait exactement dans quoi on met les pieds. On est là pour cliquer, pour recliquer, et pour finir avec un début de canal carpien avant l’heure du dîner. Pas de chichis, pas de révolution, juste du pixel art et de la gestion simplifiée à l’extrême.

Le principe reste d’une simplicité enfantine : vous produisez des unités, vous gérez vos ressources à coup de clics frénétiques et vous envoyez vos troupes se fracasser contre la base adverse. C’est le jeu de stratégie pour ceux qui n’ont pas envie de lire un manuel de 50 pages. On est sur une boucle de gameplay qui s’apparente à une drogue douce : c’est répétitif, on sait que ce n’est pas de la grande gastronomie, mais on ne peut pas s’empêcher de vouloir débloquer la prochaine amélioration pour voir ses petits soldats faire le ménage un peu plus vite.

La faiblesse de ce cinquième opus, c’est qu’il ne change pratiquement rien à la recette. C’est visuellement propre pour du pixel art, la musique est entraînante deux minutes avant de devenir entêtante, et l’interface fait le job. Mais soyons honnêtes : si vous avez déjà poncé les quatre précédents, vous aurez une sérieuse impression de déjà-vu. C’est le syndrome du « repas réchauffé » : c’est toujours bon si on a faim, mais on commence à connaître le goût par cœur.

Le jeu se parcourt vite, et c’est peut-être sa plus grande qualité. On n’est pas là pour s’investir émotionnellement dans la vie de nos paysans, on est là pour gagner des batailles et enchaîner les niveaux. C’est le titre parfait pour une session courte sur Xbox quand on a envie de déconnecter son cerveau et de laisser ses réflexes prendre le dessus. On vide la carte, on empoche les succès, et on passe à la suite avec le sentiment du devoir accompli.

Au final, Lord of the Click 5 est un titre honnête qui ne pète pas plus haut que son cul. Il vous offre exactement ce qu’il y a écrit sur l’étiquette : du clic, de la stratégie minimaliste et un bon moment de détente sans pression. Si vous cherchez de la profondeur, passez votre chemin, mais si vous voulez juste voir des petits bonshommes se taper dessus pendant que votre compteur de thunes explose, vous êtes à la bonne adresse.