Bus Simulator 21 - Le 21 de 7h52

Le simulateur ultime est de retour !

J'avais kiffé mon test de Bus Simulator il y a deux ans déjà. Attention, je parle de mon test, pas du jeu. Bus Simulator étant franchement mauvais, mais j'avais réussi à trouver un intérêt au titre en jouant de sa médiocrité. Depuis, il s'en est passé des choses, et surtout, il y a eu le coronavirus. Du coup, pendant des mois et des mois je n'ai pas pris les transports en commun. Et même aujourd'hui, prendre le bus devient rare. Alors quel pied de découvrir ce tout nouveau Bus Simulator 21. 

Mieux que le Orlybus

Bus Simulator 21, c'est un peu l'apothéose de la série. On va découvrir le quotidien d'un chauffeur de bus dans deux villes en monde ouvert, aux États-Unis ou en Europe. Nous aurons la chance de pouvoir conduire jusqu'à 30 bus sous licence de fabricants internationaux, avec des bus à impériale et des bus électriques. Et surtout, on va vivre le train-train quotidien d'un chauffeur de bus : déposer nos passagers à destination sans retard (et sans accident). Tout cela, c'est la théorie. Et dans les faits, si on suit la ligne, on peut rester sur la théorie.

Merde c'est où les essuie-glaces

Bus Simulator 21 nous amène sur un parking où l'on doit choisir notre premier bus parmi trois modèles. C'est le salon du bus du pauvre sur le carrefour du Lidl du coin. On est là pour une simple raison : à Angel Shores, plus personne n'a eu les couilles de garder une compagnie de bus. Il faut croire que ce ne soit pas rentable ou alors que les clients sont vraiment relous. Mais moi, je m'en fous, je veux faire fortune. Alors je prend mon bus, et accompagné d'une gentille dame qui connait toutes ficelles du métier (appelons là Miss Bus) je vais faire mon premier trajet. Et là, quel pied. Je retrouve mes marques de Bus Simulator, comme il y a deux ans.

Un jeu qu'on nem beaucoup

Si l'on veut jouer de manière réaliste, c'est possible. Mais bon, je suis réaliste, j'ai mis en mode assisté. Mais attention, cela ne veut pas dire qu'on peut faire n'importe quoi. Enfin, si, on peut, mais on devra payer des amendes. Moi j'ai démarré le bus, je me suis cru dans Saints Row : je prends les virages à la corde, je grille les feux et je tente des dérapages quand j'arrive près d'un arrêt. Purée, Angel Shores est une ville digne de Watch Dogs : le moindre méfaits, j'ai une amende. Et puis le jeu voit tout. Au premier virage, j'ai malencontreusement écrasé une gentille dame : BIM AMENDE. D'ailleurs comme dans Bus Simulator, zéro violence. On a le droit à un petit respawn après un petit fondu, en nous disant "bouh, c'est pas bien vous avez écrasé quelqu'un". Je suis sorti du bus, je n'ai rien vu, je pense que c'est une arnaque à l'assurance. 

La nuit les bus sont rouges

Bref, comme toujours dans cette licence, il faudra tout faire. Suivre l'itinéraire, respecter les arrêts, ouvrir les portes, activer les essuie-glaces, descendre la rampe quand il y a une personne en fauteuil roulant ou encore vendre les tickets de bus en rendant la monnaie. Quel boulot, je comprend mieux pourquoi ils font grèves une semaine sur deux. Un petit mot sur le gameplay en passant : globalement, le jeu est jouable. Le bus tourne bien, j'ai pu faire des demi-tours improbables dans des carrefours, pas de soucis à ce niveau. Par contre, à la manette, il faut accepter de naviguer dans des menus circulaires toutes les deux minutes : allumer les phares, desserrer le frein à main, démarrer, fermer les portes, allumer les lumières intérieurs... Pas évident d'adapter un gameplay PC où on peut se permettre de mettre des touches pour faire des raccourcis partout. La plaie pour moi, c'est le rendu de la monnaie : qu'est ce que c'est chiant... 

Un petit bouchon

Bon sinon, il y a des trucs rigolos, comme faire exprès de ne pas vendre de ticket à un passager, puis s'arrêter, et aller contrôler les gens. Au passage, je réveille les mecs qui dorment crever de leur journée de taf et j'engueule les mecs qui écoutent du Bob Sinclar à fond dans le bus. Mais Bus Simulator 21, ce n'est pas qu'un titre où on fait le tour des rues pour poser/déposer des gens. On va devoir gérer sa boite, créer de nouveaux itinéraires, acheter de nouveaux bus pour avoir des chauffeurs qui font le boulot à notre place, etc. Et quand on aura dominé la ville, on ira faire la même chose dans une autre ville, car oui, l'expansion c'est la richesse. A noter que les deux villes sont plus grandes que dans la version que j'ai testé en 2019.

Bus Simulator 21 est beau de loin et loin d'être beau comme on aime le dire ici. Il y a eu des efforts de fait depuis deux ans. Les effets de lumière sont sympas, la modélisation générale s'est améliorée, bref, il y a du mieux. Mais la physique est toujours en mode nawak. Les voitures volent, l'IA du trafic est étrange avec des gens en mode "rien à foutre, je suis mon rail" et puis d'un coup "YOLO je défonce tout le monde". Bizarre, mais surtout, si on joue en mode simulateur sérieux, cela nous sort du délire. Idem pour les "clients". Le titre offre beaucoup de possibilités de customisation pour notre personnage mais du coup, tout le monde en profite. Le hic, c'est qu'un arrêt se transforme en défilé de la Fashion Week. Si vous aimez les chapeaux, il y en aura pour tous les goûts. La bande son est sommaire, il faut aimer le bruit des bus. Fermez les yeux, vous vous croirez entrain d'aller au boulot les yeux collants assis sur le siège du bus 22. Niveau durée de vie, cela dépendra de votre amour pour le genre. Mais vous comprendrez que cela peut être très vaste... Ou très court.

Une petite course?

Bus Simulator 21 est un jeu de niche. Ce n'est pas glorieux, on va être franc, manette en main le plaisir est limité, mais objectivement, le titre est beaucoup plus solide qu'il y a quelques années. J'ai envie de mettre 50 pour affiner tout cela : un simulateur sérieux et complet mais un jeu vidéo qui a pas mal de défaut et un manque de "plaisir" de jeu flagrant. Je rappelle que j'avais mis 20 à Bus Simulator qui avait pour le coup trop de lacunes techniques et un terrain de jeu beaucoup plus petit. Si vous aimez vendre des tickets et faire des tournées, mais sans être une star du showbiz, ce jeu est pour vous. 

Bus Simulator 21 Note XboxOrNot

sur 100

  • Plus complet
  • Techniquement un peu mieux
  • Un simulateur qui tient la route
  • Un jeu vidéo plutôt soporifique
  • Il faut aimer les menus circulaires pendant la tournée
  • IA
  • Si on y regarde de près c'est pas très beau
  • Notre barême en détail
Riggs
Par

Lui, on se demande ce qu'il fait ici. Il a sans doute sauté sur l'opportunité de pouvoir récolter quelques jeux gratos. Mais ça ne l'empêche pas d'avoir un score Xbox Live assez respectable.