Kursk - Il a coulé mon sous-marin!

Après le Titanic voici le Kursk!

Dans Kursk, on incarne un espion qui s'introduit à bord du K-141 Koursk, un sous-marin nucléaire russe. Mis en service en 1994, il a sombré en 2000 avec ses 118 hommes d'équipage. Une torpille d'exercice, en cours de lancement, aurait explosé accidentellement à bord. Et c'est cet évènement qui est retracé dans Kursk. Notre espion, bien malgré lui, a pour mission de recueillir des informations sur un armement révolutionnaire : les torpilles Chkval. Bien entendu, tout ne va pas se passer comme prévu.

Dernières secondes sur la terre ferme

Pour le côté historique, Kursk est assez fidèle. D'ailleurs, il faut saluer le travail sur la création du sous-marin. Clairement, l'ambiance est réussie, on s'y croirait. Les lieux semblent réels, alors bien sûr, je n'ai jamais mis les pieds dedans, mais en tout cas, l'immersion est là. Le côté espionnage apporte un petit côté "James Bond" où l'on doit passer incognito, pour faire des photos volées ou fracturer des portes sans se faire remarquer sinon c'est le game over. La bande sonore est réussie, les doublages sont bons, la musique n'est pas mauvaise et les bruitages sont réalistes. Le problème de Kursk, c'est à peu près tout le reste.

Même les mini-jeux sont pénibles

Tout d'abord, techniquement, Kursk semble sortir en même temps que les évènements qu'il relate. On est dans un jeu en vue subjective très classique qui pourrait tourner sur un PC des années 2000. Les textures sont plutôt vilaines et pas très détaillées, les animations sont rigides à mort, et les bugs sont légions. J'ai du recommencer le jeu d'ailleurs rapidement à cause d'un bug hallucinant. Vers le début du jeu, on nous emmène en voiture au sous-marin. C'est le passage blabla pour présenter l'histoire en gros. Une fois arrivée, on peut se balader dans le port avant de monter dans le sous-marin. Je me dis "ok fouillons". Et là je tombe sur un stock "à espionner" dans un camion. Je me fais griller, game over. Je recharge... Et je me retrouve au début de la zone, mais à pied... J'ai 1600 mètres à me taper à pied car le gars avec son camion qui me tape la discute n'a pas respawan lui... J'ai eu d'autres bugs chelous au fil du jeu d'ailleurs.

Blablablablabla

L'histoire n'est pas franchement excitante au final. On enchaine des quêtes chiantes, pour aller voir un gars qui va me dire d'aller voir un autre gars, pour ensuite dire au capitaine que le gars en question est un branque et que je dois aller l'aider en compagnie d'un autre gars. Les aller-retours sont incessants et surtout le gameplay est horrible. C'est mou du genou ma parole... On a un balai dans le cul et en plus on avance à deux à l'heure. J'aime bien les jeux narratifs, cela ne me dérange pas de marcher, et de fouiller des zones. Mais là, tout est mou. Il y a des temps de chargement tout le temps, il y a des ajustements de position de notre personnage dès qu'on arrive à une échelle ou un escalier, au final, on a envie de se téléporter pour faire ces missions de merde. Heureusement le jeu n'est pas long, en moins de 3 heures on en voit le bout. Et cela suffit bien!

On se fait chier non?

Kursk est un jeu qui a un contexte intéressant et un environnement, le sous-marin, qui change un peu des habitudes. Mais sa réalisation, son gameplay et même son histoire globalement plombent le jeu. Au final, tout comme l'évènement historique, Kursk en jeux vidéo a sombré. 

Kursk Note XboxOrNot

sur 100

  • Bande son
  • On est dans un sous-marin
  • Gameplay mou et raide
  • Graphiquement moche
  • Histoire pas génial
  • Bugs
  • Aller-retours incessants
  • Notre barême en détail
Riggs
Par

Lui, on se demande ce qu'il fait ici. Il a sans doute sauté sur l'opportunité de pouvoir récolter quelques jeux gratos. Mais ça ne l'empêche pas d'avoir un score Xbox Live assez respectable.