Pathologic 2 - Pathétique...

Je vais vous parler d’un jeu qui, je vous préviens direct, ne m’a pas inspiré des masses.

Pathologic 2 ressemble à un bon jeu narratif. Mais c’est un le Canada Dry du jeu vidéo. Il a la couleur, il a l’apparence, mais alors, il n’en a pas le goût. L’histoire du jeu raconte l’histoire d’Artemy Burakh, notre avatar donc, un chirurgien qui revient dans les lieux de son enfance pour retrouver son père. Comme de par hasard, on débarque dans la ville, le papa est mort, et on est le coupable idéal. A la bonne heure. Ensuite… C’est un ensemble de tout ce qui ne faut pas faire dans un jeu vidéo.

Coucou!

Un jeu narratif c’est bien quand c’est… Narratif. Et surtout pas prise de tête. Les jeux narratifs qui tentent le coup de faire un mix : narration, open world, combat, survie, loot, dialogues à outrance… Bref, on s’éloigne du cœur du jeu, et au final, on perd un peu son public. C’est un peu comme Ghost Recon qui a essayé de pomper un peu partout des bonnes idées, au point d’en perdre son âme. Mais Ghost Recon reste malgré tout très sympa à jouer, car le jeu n’est pas dégueulasse, et le reste autour tient la route. Dans Pathologic 2, il n’y a pas grand-chose à garder.

Un plan utile tellement on se perd!

Les moments de pure « narration » où on vit des scénettes en visitant des lieux, fonctionnent plutôt bien. L’ambiance essaye de se poser et de mettre le joueur mal à l’aise et surtout de le paumer, histoire qu’on soit autant perdu que notre personnage. Le problème, c’est que tout le reste est raté. Déjà, les dialogues à n’en plus finir. Déjà, pour nous français, le jeu est en full VO, donc l’intérêt est plus limité, mais même sans cela, on doit s’infliger des tonnes de dialogues avec des réponses à la con, en parlant avec des personnages moches et chelous. On passe son temps à rencontrer : des humains tristes, des esprits bizarres, des enfants qui portent des masques d’animaux, bref, j’ai oublié ma tisane avant de dormir.

La moitié du temps on subit des dialogues

Le jeu nous impose un gameplay foireux, surtout en phase de combat. Vous allez juste apprendre à fuir tellement les combats au poing ou au couteau sont horribles. Une barre de vie se mêle à une barre de stamina. On tape, on se fatigue, ensuite on a deux de tensions. Il faut en plus surveiller tout le long du jeu, ces putains de barres, en trouvant du loot pour ne pas crever comme une merde. Et tout cela en se baladant avec un balai dans le cul, dans une ville moche, où tous les endroits se ressemblent. Je me suis jamais autant perdu que dans Pathologic 2 : à la fois dans le scénario que dans les décors.

Un combat au couteau... Au secours...

Bref, j’arrête d’en dire plus, Pathologic 2 n’en mérite pas tant. Si vous voulez vous infliger cela, le titre est disponible dans le gamepass. Je ne dis pas qu’un anglophone, un peu chelou, n’appréciera pas ce titre, mais le commun des mortels aura juste envie de jouer à autre chose. Les trucs barrés c’est bien, mais là, c’est trop barré, et en plus il le fait mal !

Pathologic 2 Note XboxOrNot

sur 100

  • Le jeu tente de nous offrir une ambiance travaillée...
  • ... Mais se foire sur tout plein de trucs...
  • Notre barême en détail
Riggs
Par

Lui, on se demande ce qu'il fait ici. Il a sans doute sauté sur l'opportunité de pouvoir récolter quelques jeux gratos. Mais ça ne l'empêche pas d'avoir un score Xbox Live assez respectable.