Resident Evil Village - B.J. "Ethan" Blazkowicz ?

On va voir ce que vaut ce Village. C'est la période des réservations estivales!

Resident Evil Village est le titre que j'attendais le plus pour cette première partie de l'année. Pour la simple et bonne raison que j'ai adoré le septième épisode, et que ce nouvel opus en est la suite directe. Forcément, cela donne envie de mettre la main dessus. D'ailleurs, je vais vous refaire la synthèse de mon expérience sur la saga Resident Evil, elle permettra de mieux comprendre mon point de vue sur ce nouveau titre par rapport à l'ensemble de l'œuvre de Capcom.

Quand le dentiste fait une opération gratuite

J'ai suivi la licence Resident Evil depuis ses débuts, avec bien entendu le premier épisode sur Playstation 1. Une grosse claque dans la gueule, même si ce que je garde le plus en mémoire ce sont les temps de chargement entre deux salles avec une jolie porte qui s'ouvre. Après des épisodes 2 et 3 et même 0 sur Gamecube qui m'ont globalement petit à petit emmené dans les lymphes de la répétitivité, du balai dans le cul et des énigmes reloues, je n'espérais plus grand chose, même le Code Veronica sorti sur Dreamcast m'avait un peu saoulé sur la fin à galérer pour avoir assez de munitions pour tuer le boss. Et puis, j'ai retrouvé du plaisir avec Resident Evil 4 qui pour le coup, redonnait un coup de jeune à la saga, avec de l'action à gogo et une ambiance bien foutu. Je me souviens avoir eu de grands moments de stresse avec le taré et sa tronçonneuse.

Le Duc à la retraite avec son Russe Blanc

Mais comme d'habitude avec Capcom, on tire sur le concept à mort jusqu'à rendre neuneu le joueur. Resident Evil 5 était sympathique en coop mais ne cassait pas 3 pattes à un zombie, et Resident Evil 6 même si Korganor a apprécié, bah moi j'ai trouvé ça chiant et j'ai pas été bien loin dans le jeu. Toujours le côté pompeux à essayer de faire une mythologie à la con, des énigmes à la noix, et un balai dans le cul. Et Resident Evil 7 débarque en foutant un coup de pied dans le fion à tout ça. Limite on aurait pu virer Resident Evil sur la jaquette vu que le titre n'a plus rien à voir avec ses ancêtres, si ce n'est des petits clins d'œil à droite, à gauche, et un énorme à la fin. Un titre vraiment très bon, avec un début complètement dingue et une fin un peu moins réussie mais globalement c'était du grand spectacle. En attendant la suite, on a eu le droit à des remakes réussis de Resident Evil 2 et 3 mais c'est le huitième épisode que j'attendais. Et le voilà, avec ce Village qui pourrait peut-être avoir une bonne note chez TripAdvisor?

Elle chausse du 62 et va nous éclater la tronche

Dans Resident Evil Village, on retrouve Ethan Winters et sa femme Mia, trois ans après la fin de l'épisode 7, en Europe de l'Est avec un bébé qui s'appelle Rose. La petite famille reprend des couleurs après les évènements éprouvants de la Louisiane. Mais avec Ethan dans le coup, forcément, cela va partir en sucette. Et voici que débarque Chris et son équipe, ils vident leur chargeur sur Mia et enlèvent de force Ethan et Rose. Ethan se réveille plus tard, après un accident de fourgon, même son enlèvement c'est mal passé. Il décide de retrouver Rose et s'aventure dans un village pas très accueillant où des lycans veulent sa peau.

Sympa la voisine

Clairement, Resident Evil Village ne veut pas qu'on s'ennui. C'est bien simple, sur la dizaine d'heures qui est nécessaire pour finir le jeu, il n'y a quasiment pas de temps morts. Le début du jeu est un remix FPS de Resident Evil 4, ensuite on retrouve des séquences dans un château qui rappellera les meilleurs moments de la saga. Puis, un manoir nous fera un rappel des meilleurs moments de "jump scare" de Resident Evil 7. Et enfin, la fin du jeu va partir en mode Wolfenstein au pays des infectés avec de l'action à gogo. Si vous voulez un FPS scripté à la Call of Duty en plus gore, vous serez servi. Oubliez les énigmes tordues, ici, c'est de l'action, des gros flingues, des boss balaises, et puis du craft aussi, car c'est à la mode.

Chris qui se prend pour le Capitaine Price

Vous ferez la connaissance du Duc, et lui il ne fait pas de bowling. Avec l'argent qu'on récoltera dans le jeu, ou en vendant des trésors récupérés au fil de l'aventure, on pourra faire du troc et s'acheter du matos, des améliorations d'armes, ou même des compétences persos en bouffant chez Duc le gagnant de Top Chef 2021. J'ai globalement apprécié le scénario du jeu, même si parfois c'est complétement WTF. La séquence où Ethan se prend pour un VRP de la marque "Ni Clou Ni Vis" par exemple, même si c'est plus ou moins justifié à la fin, elle peut faire grincer des dents (moi j'ai trouvé ça énorme mais je suis bon public).  Alors, ok, à la fin, on sent que les scénaristes essayent de raccrocher les wagons avec le reste de la licence, mais franchement, on s'en branle : on est là pour en prendre plein la tronche, et passer un bon moment. Et le pari est réussi avec une durée de vie très correcte pour le genre.

Il y a des passages franchement beaux

Techniquement, Resident Evil Village est franchement bien foutu. Sur Xbox Series X, il va parfois vous éclater la rétine. Alors, ok, il y a quelques petites textures pas top en extérieur, mais rien de bien méchant. Il y a des environnements magnifiques, des lieux très bien travaillés, des monstres complétement fous, et la mise en scène est top. Même le Ray Tracing est en place et je l'ai trouvé efficace et sans chichi : cela aurait fait tache d'avoir des sols "Mr Propre" dans un univers où personne ne prend le temps de faire le ménage.

Il va y avoir de l'action ici!

La bande son est royale. Les musiques sont très bonnes, les bruitages efficaces et le doublage français de très bonne facture, avec des doubleurs pros qui font le job. Cela fait plaisir, c'est immersif à souhait. Le gameplay est aux petits oignons, je n'ai franchement rien à reprocher sur ce point. C'est du FPS classique et efficace. Resident Evil Village n'est pas difficile à prendre en main. Si on joue en Facile ou Normal, on arrivera à s'en sortir sans problème. Après, en jouant dans les modes plus durs, il faudra bosser son skill. Un New Game + est dans la place d'ailleurs pour reprendre un petit shot de plaisir pour la route. A noter la possibilité de débloquer également le mode Mercenaires, mais pour le coup, je l'ai trouvé anecdotique et moins complet que dans les autres épisodes : des petites cartes pour éliminer des vagues de zombies, ce n'est pas très intéressants.

Parfois c'est sombre et on sent pas tranquille-tranquille

Resident Evil Village est un manège à sensations fortes. Beaucoup moins flippant que son prédécesseur certes, il réussit par contre à emmener le joueur dans un périple de 10 heures où on n'a pas envie de lâcher le pad, et ça c'est fort. C'est beau, c'est efficace, c'est jouable, c'est bien joué, c'est bien monté, bref, un AAA comme je les aime. Pas le jeu de l'année, mais le plaisir coupable du moment si on veut de l'action et du sang! Et puis Ethan, il a tellement la poisse ce gars, qu'on a l'impression d'avoir une vie de rêve à côté de lui. Tout est là pour nous rendre heureux. Merci Capcom! 

Il n'a pas une gueule de porte bonheur!

Resident Evil Village Note XboxOrNot

sur 100

  • Très beau
  • Aucun temps mort
  • Gameplay efficace
  • Bande son de qualité
  • VF réussie
  • Bonne durée de vie
  • Moins flippant que l'épisode 7
  • Les fans pesteront sans doute sur la tambouille scénaristique de la dernière partie
  • Notre barême en détail
Riggs
Par

Lui, on se demande ce qu'il fait ici. Il a sans doute sauté sur l'opportunité de pouvoir récolter quelques jeux gratos. Mais ça ne l'empêche pas d'avoir un score Xbox Live assez respectable.