Test de Blades of Fire – Le meilleur forgeron !

Blades of Fire est un jeu sur lequel je louchais un peu beaucoup ! Riggs ne m’a pas loupé d’ailleurs : « hop, le gros morceau de la semaine je pense: une sorte de Gears of War sans Lanzor mais avec des grosses épées ». Et oui, il sait que j’aime les grosses épées, que je suis fan de Marcus Fenix et que je regarde le Meilleur Forgeron assidûment ! Du coup, un jeu qui ferait la part belle à la forge et aux épées, cela serait cool même si je le sais bien, on peut faire ça sur Skyrim (entre autres) et que le monde ne s’est pas arrêté de tourner depuis !

Tout va bien petit, ça arrive aux meilleurs !

On incarne donc Aran qui a des mains grosses comme ma tête car on comprend vite que le gars qui se la joue ermite est en fait un putain de forgeron et un putain de guerrier ! Le gars sort pour couper du bois comme Charles Ingalls quand il se retrouve à sauver les miches d’un jeune homme et de son mentor ! Bon… Son mentor vous cherchait, vous le connaissiez mais, visiblement, son poitrail n’était pas fait pour stopper un coup d’épée des bandits qui en avaient après lui. Vous voilà avec le gamin qui sait tout sur les bras et avec un marteau magique qui va permettre de stopper la reine et sa malédiction qui change tout métal en pierre ! C’est le début car après, c’est Aran qui va faire le voyage avec le gamin pour prendre des notes et montrer un peu la route ! Un jeu où l’on va allégrement d’une zone à l’autre en tâchant de survivre !

Je prépare les steaks pour le BBQ chez Redge !

En effet, Blades of Fire a un côté Souls et les ennemis se font une joie de revenir ! A vous d’explorer (ou pas) la zone pour atteindre la suivante sachant que c’est mieux d’explorer car cela va débloquer des ressources pour faire des armes plus puissantes et qui vont durer un brin plus longtemps ! En effet, outre les combats à la Souls avec des patterns, des faiblesses et autres classiques, nous avons nos armes à entretenir et fabriquer. Rassurez vous, elles sont plus solides que celles de Link dans ses derniers exploits (vous me direz, c’est facile) ! Mais cela s’use vite et pour la partie forge, il y aura un mini jeu pour augmenter la qualité de sa lame. Honnêtement, cette partie là, vous ne comprendrez pas toujours tout lors de vos premières lames !

Calins !

Et c’est le truc un peu rude car du coup, on aura des armes bof contre des ennemis qui reviennent et même en facile, Blades of Fire ne fait pas de cadeaux. Surtout que l’on nous sort des ennemis qui se régénèrent et des élémentaux énervés dès le premier village ! Et ce n’est pas comme si Blades of Fire avait fait en sorte de vous faciliter la tâche. Si l’idée d’avoir un bouton par direction de touche (gauche, droite, haut, bas) est une idée rigolote, le résultat est assez peu probant et je préfère le rendu d’un Kingdom Come qui a peaufiné son approche. Ici, on a juste l’impression qu’on nous embête car la direction ne sera pas si importante. J’ai donc utilisé le même touche tout le temps ou presque et j’ai compté sur mon esquive le reste du temps.

Bienvenue chez Riggs !

Ce constat pour le gameplay un peu bancal se retrouve sur la technique générale du jeu. On a un côté massif et un brin grossier qui est un mix daté entre Gears et Warcraft ! Evil West la jouait bourrin et n’était pas parfait mais l’ensemble tenait mieux la route à mon sens. Ainsi, Blades of Fire a un côté un brin frustrant et s’entête vite dans sa mécanique Souls et armes qui s’usent. C’est le principe du jeu, c’est vrai mais il ne s’en dégage que peu de satisfaction au final car nous irons d’une zone à l’autre et ces dernières ne dégageront pas forcément beaucoup d’effet wahou. Mais si vous accrochez, vous aurez une trentaine d’heure devant vous à jouer du marteau à la forge et sur les ennemis !