Test de Blazing Strike – Continue ?

Blazing Strike est un titre qui m’a fait lever un sourcil ! Un jeu de baston en 2D avec du pixel et qui est un new challenger. Forcément j’ai envie de me lancer. Riggs en rigolant m’a dit « …ça te changera de Street Fighter… »mais je ne joue pas qu’à SF ! MK, Tekken, Soul Calibur… Quand ça bastonne, je suis toujours partant pour une petite partie ! Blazing Strike m’intrigue donc mais peut-il rivaliser avec la grosse sortie baston 2D de ce mois : Capcom Fighting Collection 2 ?

Attaque Swifter !

Blazing Strike pose un cadre, un futur proche à base de post-apo, de cyberpunk, de ninja… Bref, on case tout un tas de truc en version du turfu et on a des personnages prêt à défendre le bien et la justice ! Blazing Strike explique tout son univers dans le mode histoire et c’est intéressant… Si l’on aime les modes très verbeux car ça raconte sa life, on ne peut pas accélérer les dialogues, juste les zapper et ces derniers prennent un peu de temps par moment pour passer d’une page à l’autre car tout est en mode comics. Cela dit, sans être parfait, j’apprécie le geste et on aura une bonne occasion de découvrir tout le casting et leur style !

Le robot dans le fond danse la Macarena ?

Car après, ce sera de l’arcade, de l’entraînement ou du versus en ligne ou en local. Blazing Strike va à l’essentiel et c’est tout ce que l’on peut souhaiter d’un certain côté. Le mode arcade est un bon moyen de jouer le roi du score même si j’aurais aimé un peu plus d’emballage pour savoir où j’en suis et autres. Du coup, comme la baston est au centre du jeu, allons voir tout ça de plus près.

Techniquement, on joue le pixel, on a un jeu globalement honnête visuellement malgré quelques pixels qui bavent par endroit. En effet, Blazing Strike compense avec des décors et des clins d’oeil ici ou là qui montreront une volonté de bien faire. Je ne peux pas dire la même chose des musiques qui ressemblent à une radio sans station de réglée. Des musiques et des bruitages clairement pénibles et j’en suis venu à réduire le son de la télé pour mettre mes propres musiques. Cela dit, la fin du mode arcade a une musique qui rappellera les jeux Capcom donc ça sera toujours ça de pris entre deux saignements de vos tympans !

Mateo voit rouge !

Pour le gameplay, Blazing Strike joue le classique de la 2D avec blocage, parade, ultra et globalement si vous avez déjà joué à un jeu de combat en 2D, vous ne serez pas perdus. La plupart des coups obéissent aux mêmes manipulations donc c’est pratique et je n’ai pas eu de soucis à sortir les coups spéciaux et autres ultras de nos héros. En parlant d’eux, au final, ce sont 15 personnages qui vont se disputer la vedette. Un casting pas forcément énorme mais chaque combattant a été bichonné. On sent l’inspiration de certains comme notre catcheur avec une fourrure de tigre mais d’une façon générale, on sent que Blazing Strike a voulu donner sa « touch » à son casting et cela crée un ensemble plutôt cohérent.

On en a pour tous les goûts : du karateka, du moine shaolin du futur, du roi du tag/skate qui rappelera Echo de LoL, du ninja… Ma préférée sera MJ et ses enchaînements de coups de pieds de taekwondo. J’ai été amusé, en parlant de coups de pieds de voir les nombreux personnages qui se lançaient dans des « doublés » de coup de pied (deux coups de pieds sans reposer la jambe au sol). Ce n’est pas le genre d’enchaînement favori en combat d’habitude et si on le comprend pour MJ, pour certains, c’est plus intriguant. Bref, je chipote mais globalement, la base est intéressante et j’ai apprécié que certains personnages comme Mateo aient une transformation avant de lancer un éventuel ultra. Cela donnait des stratégies de combat intéressante.

Défi défilé !

Cependant, cela ne m’a pas fait oublier le côté assez rigide de Blazing Strike. Les personnages sont assez lourds, ils ne répondent pas du tac au tac et il y a parfois une certaine inertie dans nos coups qui rendra le rythme assez bizarre par moment. Cette « lenteur » rend le contre plus facile car on lira davantage le jeu de l’adversaire mais il donnera un côté lourd aux affrontements et on dirait que cela manque d’huile. On peut avoir un jeu où le contre fonctionne bien mais avec davantage de fluidité.

Hadooooo…

En résumé, on a un univers, une ambiance et un côté accessible qui procurera un certain plaisir ou plutôt une curiosité bienvenue : casting, mécaniques globales mais dans un écrin un peu lent et aux musiques qui lacèrent nos tympans. Ainsi, nous sommes dans de la baston qui ne fera pas un perfect mais qui ne manque pas d’être aussi spécial que ses coups pour attirer quelques curieux !