Test de Call of Duty : Black Ops 7 – C’est quoi ce truc ?

Day One dans le Xbox Game Pass Ultimate (oui les autres abonnés devront passer à la caisse), Call of Duty : Black Ops 7 vient de sortir et Activision semble satisfait des statistiques de jeu. Mais quand on regarde les avis sur le titre, ils sont très sanglants. Face à son concurrent Battlefield 6, le jeu affiche même des données beaucoup moins importantes. Alors qu’en est-il vraiment ? Les joueurs boudent ils BO7 à raison ou à tort ? Voici notre verdict sur le multijoueur (par moi-même) et la campagne (par Riggs).

Commençons avec le multijoueur. Cela fait 2 ans que je n’avais pas touché à un COD, notamment le mode multijoueur. Avec une quinzaine de map, on a de quoi faire. Elles sont plutôt bien réalisées, comme d’habitude finalement avec des espaces propices au combat rapproché et d’autres pour le combat à distance. Visuellement, le jeu est joli mais il ne casse pas trois pattes à un Shinzay. Sur Xbox Series S, j’ai même remarqué pas mal de bugs de textures, du clipping etc. On peut se demander si finalement, le choix de maintenir encore la crossgen ne tire pas le jeu trop vers le bas. Par contre, j’ai trouvé le sound design plutôt bon notamment au niveau des gros bruits type explosions. Sur cet aspect, je n’ai pas eu le souvenir qu’un COD soit mauvais.

Le gunfight est bon, même trop bon peut-être. J’ai remarqué que peu importe les armes, il y avait beaucoup d’assistance. Comme si c’était fait exprès pour retenir le maximum de joueurs, au détriment de la qualité du gameplay et de la difficulté en général. Sérieusement, même avec un fusil d’assaut niveau 1, le recul est quasi inexistant. Parlons maintenant du gros problème du jeu : la vitesse de jeu. Peu importe le mode, tout est ultra rapide. Les joueurs sont de véritables chats et cela devient vite n’importe quoi. Mon dernier exemple en date est une partie de Domination sur Nuketown : ça allait tellement vite que ça m’a un peu dégouté. Les déplacements, les explosions, les réapparitions à l’improviste, c’était du grand n’importe quoi. Le fait de pouvoir grimper sur les murs, de sauter dessus et de plonger apportent des solutions qui pourraient être intéressantes, innovantes mais j’ai trouvé qu’elles étaient beaucoup trop faciles à utiliser pour que cela bonifie le gameplay. Tout le monde passe son temps à faire ça et ça rend le jeu presque grotesque. Malgré que tous ces points négatifs, il est toujours agréable de jouer au multi de COD. Rien ne vaut un Match à Mort par Equipes ou une Domination. Ce jeu est addictif, trop addictif malgré tous ses défauts. Point bonus pour le mode Engagement qui est en fait un mini Warzone sur une zone restreinte en 20v20, c’est rafraichissant. En bref, le mode multi est moyen, sans grosses améliorations ni effet wow, et c’est même fatigant à la longue quand on voit le rythme des parties.

Enfin, parlons de la campagne en coopération (oui, le coopération est indiqué en gros) de Black Ops 7… franchement, c’est la douche froide. On a l’impression de lancer Warzone et de tomber sur des missions multi foutraques posées là comme un meuble Ikea monté sans notice. On est loin des campagnes solo bien scriptées et rythmées qui te faisaient voyager un seau de popcorn à la main, avec des missions calibrées façon blockbuster hollywoodien. Là, c’est tout l’inverse.

Dès que tu mets un pied dans l’open world, tu sens le boulet technique de la PS4 et de la Xbox One te traîner dans la boue. C’est moche, c’est vide, c’est triste, à part quelques effets de lumière qui sauvent les apparences. Et quand tu joues seul, l’expérience devient carrément lunaire. T’es censé être une équipe de 4, mais tes coéquipiers sont des fantômes: aucune IA, rien du tout. Ils parlent par radio pour faire illusion puis apparaissent dans les cinématiques comme si de rien n’était. L’immersion en prend un coup violent. Et dire que cela fait plus de 20 ans qu’on gère des campagnes coop avec de l’IA pour remplacer les joueurs humains absents…

Côté confort de jeu, c’est pas mieux. Pas de pause, des checkpoints qui n’enregistrent pas ta progression si tu quittes ta session, et le comble: j’ai été éjecté de ma propre partie alors que j’étais seul. Je l’ai pas rêvé. Je suis resté inactif un peu trop longtemps et hop, éjecté. Résultat: 30 minutes de jeu perdues… Les ennemis, n’en parlons pas. Ce sont exactement les mêmes robots et monstres déjà vus dans Black Ops 6. Ça respire le développement à l’arrache, du style « vite, mettez une campagne sinon on va encore se faire incendier comme à la sortie de Black Ops 4« . On sent que c’est là pour dire « oui oui, il y a un solo », mais pas pour marquer les esprits.

Et le pire, c’est que je ne m’attendais pas à grand-chose. Et pourtant je suis quand même déçu. Même la campagne du dernier Modern Warfare 3, critiquée pour être sortie trop vite et pour ses missions semi-ouvertes, restait acceptable. C’était pas génial, mais ça allait. Là, un an après un Black Ops 6 de haute volée, on se prend une claque, mais clairement pas dans le bon sens du terme. Même le doublage aussi fait de la peine. Certaines voix sonnent étouffées, mal mixées, alors que c’est d’habitude un point fort de la licence.

Bref, même si en coop à 4, la campagne passe un peu mieux, il faut dire que tirer sur des robots dans une grande map vide et moche en attendant une mission sans queue ni tête qui lâche des références oubliées des anciens Black Ops, ce n’est pas captivant. Pas sûr que ça sauve quoi que ce soit. Et petite cerise sur le gâteau: il y a une option pour jouer en vue TPS. Mais c’est naze. Voilà, c’est dit. Un dernier mot concernant la durée de vie de cette campagne en coopération, il faut compter 5 heures max, peut-être un peu moins à 4. Pas de choix de difficulté, si ce n’est le nombre de joueurs actifs. Bref, une campagne express, mais pas du genre que tu veux revisiter.

En conclusion, Call of Duty : Black Ops 7 n’est pas un bon millésime. Cela reste un COD donc, manette en main, on garde un certain plaisir de jeu, mais clairement, entre un multi dans les standards sans fioriture et une campagne décevante qui est là pour remplir le vide, on ne peut pas dire que cet épisode 2025 restera dans les annales. Pas une catastrophe, mais clairement une déception.