Dread Delusion, un jeu Dreadxp sorti le 17 mars pour la St.Patrick et quelque part, cela ne doit pas être un hasard comme nous allons le voir pour le meilleur et surtout pour le pire. Riggs m’avait mis en garde quand il m’a confié le test : « un jeu d’aventure à l’ancienne, une sorte de Skywish ? « . Et pourtant, cela suffisait-il pour me préserver ?

On a un pitch où après un menu sommaire pour choisir son origine et ses premières stats, nous voici libéré de zonzon pour faire des missions pour l’inquisition et sauver le monde ! Je la fais courte car le pitch, pas forcément très original de prime abord n’est pas le problème. A la limite, il nous donne un but, une mission. Mais cette dernière est mise en péril par la forme du jeu en lui-même.

Si j’ai évoqué la St.Patrick, c’est pour les excès en alcool qui peut frapper certains qui auraient en plus cumulé cela avec de la mauvaise bière. Il s’agit pas de déguster une bonne Guinness (c’est du jus de pomme!) avec Riggs et Taummax en parlant collector, il s’agit d’une bière périmée trouvé au fin fond d’une réserve de station service que Jingoro se rappelle avoir vu tomber d’un rayon en 1998 après plusieurs mois sur l’étal en plein soleil. Ainsi, les graphismes m’ont rappelé le légendaire Mouthole, OVNI vidéoludique qui a eu le prix du pire jeu 2025 de la rédaction.

Ce que j’ai dit pour Mouthole est valable ici aussi : « Naturellement, cela ne serait pas amusant si le jeu n’était pas en vomitovision ! Plus dégoulinant de pixels immondes, c’est rare ! Le jeu est fait n’importe comment et c’est un choix assumé réalisé sur Paint ou peut-être bien sur un moteur mutant entre la Jaguar, le MegaCD et une Dromacarte ! Tout cela ficelé par une bande son approximative faite de sons qui grésillent, de musiques spatiales à la dérive et d’une jouabilité tout aussi précise que l’équipe de la rédaction sur le dernier jeu de foot ! »

Et oui, la bande son n’est pas épargnée et j’ai le lot « musique spatiale pour mauvais jeu » qui est activée ici aussi. Visuellement, j’ai également les potions, items et autres pièces d’or qui semblent avoir été issu d’un mauvais jeu du siècle passé et qui ont une taille démesurée (en plus d’être mal faits). Pour la jouabilité, ce n’est pas le pire finalement mais j’ai un léger lag sans quoi cela ne serait pas drôle, une gestion des sorts ou de l’inventaire qui laissent songeur et vu que les graphismes ne ressemblent à rien, je ne sais jamais si j’ai affaire à des ennemis, des alliées ou juste du décor. J’ai cru à un moment infiltrer une base ennemie mais j’étais dans le camp allié…
En résumé, pas grand chose à sauver dans Dread Delusion. Il fait jeu égal avec Mouthole sauf que Mouthole avait au moins un concept barré pour me garder un peu sur le jeu. Là, si c’est pour jouer à « Skywish » comme dirait Riggs, je préfère lancer Skyrim qui est un jeu auquel je joue toujours malgré le temps qui passe.
