Test de Immunuzzle – Covid-éo 19

Avec Immunuzzle, on plonge dans un univers où le moindre faux mouvement peut transformer votre brillante stratégie en catastrophe digne d’un épisode raté de Docteur House. Le concept est simple sur le papier: placer des pièces inspirées du système immunitaire pour contenir une infection qui s’étend comme un spoiler sur Twitter. Mais derrière ce pitch qui fleure bon le casse-tête intelligent se cache un jeu qui vous observe, vous juge silencieusement, puis vous punit au moment précis où vous pensiez avoir tout compris. Oui, c’est ce genre de puzzle.

Evolution rapide

Au niveau des graphismes, difficile de faire semblant longtemps: c’est du pixel art très basique, voire carrément austère. On est plus proche d’un fond d’écran Windows 95 que d’un chef-d’œuvre rétro qui ferait pleurer de nostalgie. Le style visuel fait le job sans jamais vraiment donner envie d’y rester, un peu comme une salle d’attente chez le dentiste: fonctionnelle, mais pas mémorable. Cela dit, certains apprécieront ce côté minimaliste, même si on aurait aimé un peu plus de personnalité dans ce monde microscopique.

Concernant le gameplay, on retrouve clairement l’ADN des jeux où l’on pivote des pièces à la chaîne, façon Habitat Shapes, avec cette fois une infection à contenir qui ajoute une petite tension bienvenue. Le principe de voir ses actions avoir un impact immédiat apporte une dimension stratégique intéressante, et rend chaque bon coup légèrement satisfaisant. Malheureusement, la lourdeur des commandes vient souvent casser le rythme. Faire pivoter les pièces peut devenir laborieux, et sur la durée, ça donne plus l’impression de manier un Rubik’s Cube avec des moufles qu’un puzzle fluide et agréable. Dommage, car l’idée de base tient la route.

On va le faire !

Pour la bande-son, on atteint un niveau d’oubli assez impressionnant. Les musiques sont là, quelque part, probablement, mais elles ne marquent jamais. À tel point qu’on se surprend à se demander si le jeu n’est pas passé en mode silencieux sans prévenir. Ce n’est pas désagréable, simplement insignifiant, comme un générique de série Netflix qu’on saute automatiquement sans même savoir pourquoi.

Concernant la durée de vie, le jeu propose une progression correcte avec des défis qui se complexifient progressivement. Le problème, c’est qu’on décroche souvent avant d’en voir le bout, faute d’un réel plaisir de jeu constant. Pourtant, les succès tombent assez facilement, ce qui pourra flatter les chasseurs de gamerscore en manque de dopamine facile. On avance, on débloque, on coche des cases… mais sans jamais ressentir cette étincelle qui donne envie d’y revenir.

Encore deux coups !

Au final, Immunuzzle ressemble à ce pote sympa en soirée qui manque cruellement de conversation: pas désagréable, parfois intéressant, mais rarement captivant. Il y a des idées qui fonctionnent et un concept qui aurait pu briller, mais l’ensemble reste trop rigide et visuellement fade pour vraiment marquer les esprits. Bref, vous l’aurez compris, ce n’est pas la honte absolu, mais ce n’est pas ouf du tout !