Test de Monster Hunter Stories 3: Twisted Reflection – C’est un beau roman…

Monster Hunter Stories 3: Twisted Reflection est la suite tant attendue de la saga de Capcom. J’avais aimé retrouver les deux premiers jeux sur Xbox (voir nos belles retrouvailles ici) et l’annonce d’un troisième épisode m’avait séduit au plus haut point tant j’apprécie la série. Allez, je ne vais pas tourner autour du pot et je me lance.

Tout commence par votre avatar que vous façonnez. Même si je n’ai qu’une seule option, je peux mettre un peu de barbe à mon personnage et je suis content car cela veut aussi dire que cet épisode ne nous fera pas encore incarné un gamin. Nous serons un ou une jeune prince/princesse qui va se lier d’amitié avec un Rathalos dès son éclosion de l’œuf. Sauf que notre Rathalos n’est pas né seul, il a un jumeau et ça inquiète les fans d’horoscope et autres signes. Des années plus tard, devenu un jeune adulte, votre personnage fera partie des rangers et vous allez être aux premières loges pour enquêter sur tout un tas d’événement qui rendent les monstres un peu fou, qui ruine les terres et qui, consolation sympathique, vous permettra d’explorer les lieux en compagnie de la princesse du royaume voisin Eleanor. Je vous balance tout ça un peu pêle-mêle pour vous laisser pleinement découvrir le jeu. Le style reste ce que j’apprécie, à savoir un côté sérieux sur un fond plein de vie, de joie et de dynamisme.

Ses sens sont basés sur la vue (ou pas) !

Cela se ressent sur la technique du jeu qui conserve son côté manga contrairement à la série principale des Monster Hunter. Ici, c’est coloré, le trait donne l’impression d’être dans un animé et c’est un plaisir d’écouter nos héros parler. Comme d’hab’, j’ai opté pour les voix japonaises et c’est un choix qui ajoute à ce côté manga du jeu pour mon plus grand plaisir. Techniquement, on sent que la série a fait un pas en avant. Distance d’affichage, détails, animations… Bref, tout est mieux même si l’on pourrait râler sur la taille des zones ou le fait que l’on voudrait un écosystème plus dynamique.

La pose de BG avec le sabre !

Mais nous pouvons explorer plus librement notamment grâce aux capacités de nos monstres. Le système de mobilité accrue via nos monstres est toujours là mais il est plus fluide. On peut passer de l’un à l’autre sans soucis d’ergonomie et le fait que l’on ait notre Rathalos dès le début permet de jouer avec la capacité de vol pour explorer les environs ou aller vers notre objectif en esquivant un monstre récalcitrant.

Mais si vous voulez avancer dans le jeu, il faudra se battre et là encore, Monster Hunter Stories 3: Twisted Reflection affine la recette de la série Stories. Les combats sont toujours au tour par tour où l’on combat avec nos compagnons mais aussi avec un monstre à nos côtés. Par un système de pierre/feuille/ciseau, on va tâcher de vaincre nos ennemis. Ainsi, la force bat la technique, qui bat la vitesse, qui bat la force. A cela s’ajoute des capacités spéciales en solo, avec notre monstre, avec nos coéquipiers… Bref, on est en terrain connu pour les fans de la série mais les débutants seront vite à l’aise grâce au tuto bien foutu. En plus d’avoir votre Rathalos dès le début, votre perso n’est pas un gros noob et il sera le mentor de la petite nouvelle du groupe qui découvrira (avec vous) les bases du jeu lors du chapitre d’intro.

J’ai plus d’une corde à mon arc !

Monster Hunter Stories 3: Twisted Reflection ajoute à nos combats, davantage d’arme, certes, on peut en équiper que trois pour nos combats mais nous avons des sabres longs, des épées lourdes (j’aime les grosses épées), des massues, des cornes de guerre, des arcs ou encore la lance, des possibilités et des capacités pour trouver son bonheur. Mine de rien, ça le fait toujours autant et on réfléchit à ses stratégies de combat, ses armes, ses armures pour vaincre les monstres dont certains n’hésitent pas à changer leur schéma d’attaque en cours de bataille ou à muter pour avoir des zones qui vont renvoyer des dégâts.

Ce système de jeu est prenant et assez vite, comme dans chaque épisode, on comprend que nous devons prendre de l’XP et batailler pour avoir la force de vaincre les menaces et pour avoir un bon équipement. Le système de craft est bien fichu et facile à comprendre mais la réunion des ingrédients demandera de l’exploration et des batailles pour bien. Pour cela, nous n’hésiterons pas également à prendre soin de nos monstres car ici, il est question de faire équipe avec eux et pas seulement d’aller les chasser. Mais ce côté farming de ressources et d’XP fera relativiser sur ce côté « prendre soin des monstres » par moment.

Mais je ne boude pas mon plaisir et Monster Hunter Stories 3: Twisted Reflection, c’est également 50 à 60h de jeu. Une durée qui en fait le plus conséquent de la saga Stories mais vu les animations et les possibilités de balade dans des paysages plein de couleurs, ce n’est pas quelque chose dont je vais me plaindre. Le fait que notre héros et ses amis soient plus âgés joue également dans le ton du jeu et dans le plaisir que j’ai eu à découvrir l’histoire. Rudy, le Félyne du jeu, m’a réconcilié avec ce genre de compagnon car Navirou était un peu pénible et m’avait donné envie de m’en servir comme appât. En conclusion, l’univers Monster Hunter et/ou le tour par tour vous plaisent ? Foncez, une grande histoire vous attend !