Alors, on enfile le tablier et on se prépare à scanner de la boîte de conserve ? Supermarket Owner Simulator – Business débarque sur nos consoles avec une promesse simple : faire de vous le roi de la supérette de quartier. Mais entre la théorie et le passage en caisse, est-ce que le produit est vraiment frais ?

Le concept, vous le connaissez si vous avez traîné sur Twitch ces derniers mois : on commence avec une boutique vide, quatre étagères qui se battent en duel et un compte en banque qui fait la gueule. On commande ses cartons sur l’ordi, on déballe, on fixe ses prix et on attend le client. Sur le papier, c’est aussi excitant qu’une liste de courses un samedi après-midi chez Carrouf, mais manette en main, il y a ce petit « je-ne-sais-quoi » addictif. On se surprend à vouloir optimiser chaque centime et à pester contre ce client qui trouve que le jus d’orange est 10 centimes trop cher.

Graphiquement, on ne va pas se mentir : on est plus proche du simulateur de hangar que de la claque visuelle. C’est propre mais rudimentaire. Les clients se ressemblent tous un peu et leurs animations sont aussi souples qu’un pack de lait périmé. Côté ambiance sonore, c’est le calme plat. Une petite musique d’ascenseur n’aurait pas été de trop pour égayer nos sessions de mise en rayon nocturnes. Mais bon, le jeu ne mise pas sur son plumage, mais sur son ramage de gestionnaire.

C’est là que le bât blesse un peu. Si le plaisir de voir son empire s’agrandir est bien là, l’ergonomie à la manette est parfois capricieuse. Naviguer dans les menus ou viser précisément une étagère demande un petit temps d’adaptation. De plus, cette version « Business » souffre de la comparaison avec son modèle PC : moins de fonctionnalités, des bugs de collision qui font voler vos cartons au plafond et une progression qui peut devenir très répétitive une fois qu’on a débloqué les trois quarts des licences de produits.

Au final, Supermarket Owner Simulator – Business est un titre honnête pour ceux qui n’ont pas de PC et qui veulent goûter à la hype du moment. Cependant, si vous avez un PC, il existe une version plus light mais Play Anywhere et dans le Game Pass. C’est reposant, bizarrement satisfaisant quand tout est bien rangé, mais ça manque encore d’un peu de finition et de contenu pour nous tenir en haleine sur la durée. Un petit jeu de niche à faire par petites sessions, entre deux gros titres, pour décompresser en bipant des articles.