Après un premier épisode qui sentait déjà la panne d’inspiration, The Last Shot revient avec une idée pour le moins surprenante : transformer son univers dieselpunk en une salle d’arcade. Sur le papier, ça peut sembler cool : on s’imagine flâner entre les bornes, ambiance jazz de rue et graphismes dessinés à la main, enchaînant les petits défis pleins d’énergie. En pratique, The Last Shot Arcades, c’est plutôt comme une fête foraine un mardi pluvieux : tout est là, mais personne ne s’amuse vraiment.

Le concept, c’est donc une collection de neuf mini-jeux. On y conduit un bus dans le trafic, on tire à la fronde sur des zombies, on chatouille des dinosaures (oui, apparemment, c’est une mécanique de gameplay), on défend une base, et même on pilote un avion de chasse. De quoi donner l’impression de variété. Mais très vite, la lassitude s’installe : les jeux se ressemblent, les contrôles sont rigides, et le fun semble être resté coincé dans la machine à sous.

Graphiquement, on retrouve les illustrations vintage du premier opus, avec ce style cartoon dieselpunk plutôt charmant. Sauf que cette fois, ça sent un peu le recyclage. Certains mini-jeux ont clairement été faits avec moins de soin : des décors paresseux, des animations simplifiées, et une direction artistique qui perd un peu de sa personnalité au fil des bornes. Ce n’est pas moche, mais on est loin du charme qu’on espérait retrouver.
Côté gameplay, on fait dans le basique : ça répond, certes, mais ça ne procure aucune satisfaction. Pas de vrai challenge, pas de montée en puissance, juste une série d’expériences qui donnent la sensation de tester des prototypes. C’est simple, parfois maladroit, et rarement amusant. On a l’impression que le jeu coche des cases plus qu’il ne cherche à captiver.

La bande-son, quant à elle, fait illusion au début. La musique de rue donne un peu de cachet à l’ensemble, avec un style jazzy plaisant. Mais la répétition et le manque de dynamisme finissent par peser. On en vient presque à baisser le volume pour éviter de sombrer dans une torpeur mélancolique.

Le plus frustrant, c’est que l’idée de départ n’était pas mauvaise. Mélanger des mini-jeux à l’ambiance rétro dans un univers dieselpunk pouvait donner quelque chose de vraiment original. Mais ici, tout manque d’ambition. The Last Shot Arcades donne le sentiment d’un spin-off vite emballé, qui ne parvient jamais à décoller ni à exploiter son concept. En conclusion, The Last Shot Arcades est bien une suite originale de The Last Shot… mais c’est surtout un jeu fainéant et peu amusant, qui ferait presque regretter les moments mous du premier.