Test de Verho – Curse of Faces – Bas les masques !

Verho – Curse of Faces est un jeu CobraTekku Games qui a fait marrer Riggs quand il est arrivé à la rédaction : « j’ai vu les images du jeu, je pense que tu vas le torcher ! C’est vilain ». Il a même ajouté que ça ressemblait à de la PS1. Autant dire que je sens en effet le nanar venir et que les longues sessions vont être synonymes de migraine, de nausée et d’avoir envie de lancer un vrai jeu !

Le meilleur forgeron !

Dans un monde d’épée et de magie (oui, ça fait très série Hercules avec Kévin Sorbo), nous avons les terres de Yariv où l’on n’arrive pas à savoir ce qui s’y passe à part que tout semble maudit. Alors vous y allez ! Le truc en plus de Verho – Curse of Faces, c’est que tout le monde doit porter un masque sous peine de mort immédiate. On se demande comment l’humanité a survécu 300ans sans masques mais maintenant, c’est port du masque obligatoire. Donc, je dois porter un masque et me rendre sur une terre inhospitalière… On a vu plus simple ! Et c’est tout le charme de Verho – Curse of Faces, un univers menaçant et mystérieux qui m’a rappelé les Dark Souls. Les développeurs se réclame de King’s Field et ce n’est pas anodin car ce dernier signe les débuts de From Software en 1994 et on a les prémices de ce qui donnera Dark Souls. Et l’inspiration est clairement là dans Verho – Curse of Faces.

Drôles de champi !

On dirait même que le jeu est sorti en 1994 ! Ce n’est pas comme si la fiche du jeu s’en cachait en déclarant son côté « hommage » à la PS1. Verho – Curse of Faces est donc un jeu qui a une 3D baveuse tout en étant taillée à la serpe. C’est simple, il suffit de verser du slime sur des pièces géométriques pour avoir une idée. Cela dit, Verho – Curse of Faces parvient à être lisible et à donner envie d’explorer. Là où d’autres jeux comme Dread Delusion a échoué avec son côté trop découpé et dégoulinant, Verho – Curse of Faces parvient à faire un jeu moche mais supportable… A petite dose tout de même car cette 3D couplée aux mouvements de caméra, cela donne des migraines assez vite.

Mais là, où Verho – Curse of Faces parvient à captiver un peu notre attention, ce sera sur l’exploration avec ce côté ouvert et mystérieux comme un From Software qui se dévoile au gré d’un sentier, d’un personnage qui nous parle ou d’un temple surgit de la brume. Et ce sera aussi sur la construction de notre personnage où les masques seront notre archétype de départ pour ensuite préparer notre montée en puissance. Ainsi, parmi une dizaine de masque, je reconnais les guerriers, les voleurs roublards ou les mages prêt à lancer la sauce. J’ai opté pour le solide bagarreur car il est résistant et il a un masque avec une belle moustache qui m’avait tapé dans l’oeil dans la séquence d’intro.

Pratique pour voir son chemin la nuit !

Ensuite, on aura le système d’expérience et d’utilisation d’armes et de magie où l’on est libre de mélanger les styles selon nos capacités de personnage et nos envies. Deux armes, magie, armes et magie ou encore grosse arme à deux mains, nous avons le choix et le jeu est sympa pour ça. Certes, il faudra lire la notice, appuyer partout ou consulter le menu option pour comprendre les touches mais on sera tout de même assez vite opérationnel.

Verho – Curse of Faces est moche, Verho – Curse of Faces donne mal au crâne ! Mais il offre une exploration old school avec une personnalisation du héros qui donne envie d’aller porter un masque.