Test de NBA THE RUN – Basket à la rue

NBA THE RUN est l’un des jeux que j’attendais et je surveillais donc le jeu de Play by Play Studios que Riggs a qualifié de « …Nba Street en multi ». Et je sais qu’il sait que je sais que… Bref, j’aime NBA Street et c’est une franchise que j’ai poncé en son temps car j’aime le basket et j’aime également les jeux arcade qui défoulent. NBA Jam fût l’un de mes premiers amours dans le genre et je crie encore des boomshakalaka. Et ayant pas mal écumé les playgrounds dans ma jeunesse, je ne pouvais pas manquer le rendez-vous avec NBA THE RUN.

La défense Kokiri !

NBA THE RUN nous place en 3vs3 dans des matches arcade où il fleure bon le dunk, la passe dans le dos ou le petit dribble qui va casser les chevilles. Sur l’un des sept terrains de jeu, on participe à un tournoi que l’on doit gagner. Chaque match est décisif et les conditions changent à chaque fois (en 7, 11 ou 21pts, avec de l’énergie à gogo, sans In The Zone…). Ces « runs », il est possible de les faire solo contre l’ordi, solo contre des joueurs en ligne ou en équipe en ligne via les différents mode Knock Out. C’est simple, c’est basique, on est là pour dérouler du match. Le coeur de NBA THE RUN, c’est le match contre des humains. Pour jouer solo, c’est dans le Knock Out Friends et du coup, je regrette que l’on ait pas un vrai mode solo tout comme je regrette l’absence de mode pour avoir un joueur perso. Car on voit bien qu’à part le tournoi, le RUN, on n’a pas grand chose. Et le tournoi, nous donnera juste des gains de niveaux pour habiller nos joueurs et pour débloquer les rares joueurs crées pour le jeu.

Il boit du Sprite !

Nous sommes loin d’un NBA Street V3. En effet, cet opus reste une référence du jeu arcade malgré le temps qui passe. Vrai mode solo pour notre avatar, pour constituer notre équipe et modes de jeu pour le fun comme le concours de dunk stratosphérique. Cet épisode n’est qu’un exemple de ce que l’on pouvait faire en terme de jeu arcade sur la basket. NBA THE RUN manque un peu de contenu pour vraiment explorer car même si le côté multi est fun, il ne faut pas oublier le reste à l’instar des autres jeux de sports.

Jeu de mains !

Et oui, je regrette l’absence d’un mode création de personnage car c’est toujours amusant d’avoir son avatar et d’avoir un mode un peu dédié. Au moins pour le solo, cela aurait été amusant. Pour le multi, le fait de choisir un joueur défini permet d’éviter les personnages craqués et c’est une bonne chose. En parlant de ça, nous avons pour le moment 32 pros et 5 joueurs créés pour l’occaz. Parmi les pro, on a les classiques du moment avec Lebron, Jokic, Edwards ou encore Wemby ! Pour les lieux où jouer, j’ai naturellement un faible pour New York qui sent le Rucker Park même si Toronto a un charme qui ne m’a pas laissé indifférent. Mais on sent le casting riquiqui alors que la NBA a une profondeur de fou. Sans forcément mettre tous les joueurs actuels, l’ajout de joueurs de légende aurait été dingue. Doctor J, MJ, Kobe, Nash, ou encore White Chocolate auraient été à la maison avec un jeu de ce type. Alors, on sait que le casting va s’agrandir après lancement mais en l’état, cela fait peu et cela renforce le côté jeu en kit.

Casting sympa mais il manque du monde !

Mais trêves de palabres et de rêves perdus, regardons de plus près le jeu. Le premier contact est visuel, NBA THE RUN se veut très « street » et sa direction artistique va dans cette direction avec des personnages qui semblent jaillir des derniers animés Spider-Man et où les couleurs s’expriment dans tous les sens. Côté sons, c’est sympathique également même si j’attendais plus de folie. Les commentateurs dans les jeux arcades, ça grave des phrases magiques tel Georges Eddy qui a toujours su porter le verbe très haut comme entre autres : « il tient la balle comme un pamplemousse ». Côté jeu, NBA Jam avec « oh man, he’s on fire » ou encore le « Stop ! In the name of block… » de NBA Street. Bref, il manque des phrases chocs genre des phrases chocs !

Les invités surprises !

Mais le coeur d’un jeu de basket arcade et street, c’est le gameplay, on veut sentir le fun, on veut se lever de son siège quand on claque un dunk, on veut agiter la peluche de son équipe préférée et manquer de renverser son Gatorade sur le tapis de Riggs ! NBA THE RUN propose donc un gameplay simple à comprendre et classique avec dribbles spéciaux, alley oops à la pelle et dunks des familles. Mais malgré les indications du jeu, nos joueurs semblent figés dans les mêmes animations alors même que j’exécute des manipulations censées être différentes. Et c’est bien simple, pour la diversité d’action sous contrôle, il faudra passer par la boutique où nos sous virtuels gagnés dans nos runs vont servir à débloquer plus de choses. Après… Débloquer des dribbles spéciaux avec Embid, ce n’est pas nécessaire mais avec Edwards, c’est autre chose. Ce système de boutique est tout de même un brin frustrant je dois dire. A cela s’ajoute une sensation de rigidité dans les mouvements et une gestion des chocs et des corps qui manquent de finitions. Bref, on ne sent pas le côté fun et cela semble sorti d’un jeu lambda pas fini. Je suis loin du fun immédiat que j’ai eu sur NBA Bounce et qui est ma pause fraîcheur du moment en matière de basket.

Du coup, vu le manque de contenu et la sensation de gameplay, j’ai envie de relancer d’autres jeux de basket plutôt que celui-ci. Voir même de lancer un jeu de basket classique en mode « street » puisque l’option est valable dans ces jeux là comme chez 2K ou chez NBA Live (qui date mais qui reste fun).

En résumé, dur d’adhérer à NBA THE RUN. On sent les idées, on a une DA cool mais le jeu ressemble à une version tronquée d’un jeu plus grand. L’idée d’un jeu arcade sur le basket de rue est cool et je suis à fond d’accord mais NBA THE RUN a trébuché et au lieu de basket de rue, on a un basket à la rue !