Test de Psyvariar 3 – Les boulettes de l’enfer

Red Art Games est décidemment pleins de surprises. Après City Hunter et Super Bomberman Collection, ces dernières semaines, les voilà à nouveau en train de prendre le train de la hype du jeu vidéo historique japonais avec : Psyvariar 3.

Psyvariar, vous connaissez ? C’est une série de jeux d’arcade développée par Success, les mêmes que le célèbre shoot Cotton et une pléthore de titres plus ou moins connus. Après 2 épisodes sur PS et Dreamcast entre autres, c’est donc naturellement que les petits Français de RAG ont décidé de lancer un nouvel opus.

L’action de ce 3ème opus se déroule plusieurs années après les événements de Psyvariar 2. Après la chute de l’ETA, un petit groupe des Psyvariars a décidé que la Terre était trop belle pour l’abandonner seule dans son coin comme un bébé, vous l’avez ? Tout ce petit monde recolonise donc la planète bleue mais voilà que… Patatras ! Des méchants extraterrestres décident de venir refoutre le dawa et c’est à vous de sauver à nouveau votre maison bien-aimée. Shoot bien énervé à défilement vertical, le titre est bien connu pour son système de « buzz ». Le buzz consiste à frôler au plus près les projectiles ennemis sans les toucher, afin de faire monter votre score au plus vite. Pour cela, vous allez pouvoir vous aider du « rolling » qui consiste en une forme d’esquive digne d’un objet de torture pour votre stick analogique.

Le jeu vous propose 7 personnages avec des capacités ou mécaniques uniques pour certains. Entre ceux qui mixent la multiplication du score et certaines améliorations de capacités, il y a de quoi varier. Nous retrouvons par ailleurs, en guest star, la petite Cotton. Enfin petite, je dois vous avouer que j’ai dû regarder ma TV 3 ou 4 fois pour la reconnaître, bizarre de la voir sous une forme ado/adulte. Déroutant pour le public comme moi de la saga. Après avoir été accueilli par une jolie intro, vous voilà face aux nombreux modes de jeu que propose ce 3ème volet :

  • Arcade : mode de jeu principal à l’ancienne, à vous les 7 niveaux que propose le jeu.
  • Adaptation : mon mode préféré pour moi le vieux ! En effet, vos attaques seront toujours améliorées au maximum et les tirs ennemis sont globalement plus faciles à esquiver.
  • Mission : celui-là il est cool, vous devez accomplir des objectifs dans des niveaux raccourcis, afin de recevoir une note comme à l’école.
  • Caravane : digne du meilleur Arcade Archives de la semaine du père Hamster Corp. À vous de péter le score en 2 min.
  • Infini : 1 seule vie, niveaux générés de manière procédurale, à vous d’y faire le meilleur score.
  • Entraînement : à vous les niveaux déjà joués pour s’entraîner.

Oui, il y a de quoi faire pour un shoot ! Graphiquement, le jeu aura autant d’adeptes que de détracteurs. Perso, je suis team shoot kawai type Parodius, Twinbee ou Star Parodia. En lançant le jeu, la soupe à la grimace suivie d’un mouifffff… Pourtant j’aime des cadors comme Ikaruga ou Radiant Silvergun. Mais là, pas envie de ça, de ces visuels 3D un peu déroutants et sans âme. Mais après quelques minutes manette en main, l’illumination ! En fait, nous faisons abstraction de quelques ennemis pas terribles niveau design, pour adorer tous ces visuels cohérents et en symbiose. Tout s’enchaîne, tout est fluide, tout est coloré, pardon d’avoir douté. Comme quoi il n’y a vraiment pas que la beauté extérieure mais tout un ensemble qui compte. De plus, les musiques sont en parfaite harmonie avec l’action. À la fois chill et speed, entraînantes et envoûtantes, bref ! Pardon Success pour ces 1ères minutes à rejeter ce retour inespéré de cette grande licence ! Et comme nous avons affaire à une équipe de passionnés, sachez que le jeu est disponible en démat à un prix super abordable : 19,99 euros. Ainsi que, comme d’habitude chez l’éditeur, une édition boîte.

Psyvariar 3 déroute, paraît daté au 1er abord, mais non ! Nous avons ici affaire à un shoot frénétique et hypnotisant. Des modes de jeu à foison et une envie d’y revenir encore et encore. Merci Success et merci la France !