Hello Neighbor: Hide & Seek - Bonjour petit frère

Hello Neighbor revient avec un nouvel épisode nous expliquant les événements précédant le premier opus. J'ai peur Maman...

J'ai testé Hello Neighbor: Hide & Seek (HNH&S) pendant 8 heures. 8 longues heures à chercher comment sortir du premier niveau. Et puis je me suis rappelé que j'avais une vie bien plus intéressante alors j'ai désinstallé le jeu et j'ai croqué dans la vie à pleines dents. Elle semblait tellement plus savoureuse et délicieuse que 8 heures auparavant. C'est alors que j'ai compris le véritable intérêt de HNH&S, redonner la joie de vivre à qui osera y jouer. Non pas en y jouant, non, mais à posteriori, car tout le reste est tellement mieux.

C'est comme de la psychologie inversée.

Par ses graphismes brouillons d'un autre âge, ses couleurs criardes dignes de mes cauchemars les plus fous, ses modélisations anguleuses et incertaines, HNH&S a su créer en moi un dégoût certain pour le jeu, ma manette, ma console, mon existence. Je ne vous cacherai pas que certaines pensées inavouables ont traversé mon esprit. Sordide.

J'y ai incarné la petite fille du voisin qui jouait à cache cache avec son grand frère. Mise à part mes yeux qui saignaient, tout allait bien jusqu'à l'arrivée dans le premier niveau. Bon, c'est sans compter sur le fait qu'il n'y avait aucun didacticiel et que rien que le fait d'ouvrir une porte m'a pris 5 minutes. Après avoir essayé tous les boutons 3 fois, j'ai commencé à me rendre compte que des fois, ça bugguait. Pas que des fois en fait, puisque j'ai ouvert la porte 1 fois sur 4 essais...

Le premier niveau a été mon point... Quel est l'inverse de culminant? Bas? Non, je vais formuler ma phrase autrement, le premier niveau a été le point culminant de ma folie, de ma perte de raison.

Une fois la porte franchie, je suis entré dans le niveau qui était une pièce telle que pourraient la voir des enfants ayant une imagination débordante et glauque. Les objets les plus simples étaient disproportionnés comme un jouet bricolé qui formait une dinde vivante et agressive dès que je l'approchais de trop prêt. Le poste de radio était gigantesque et répétait en boucle la même musique. J'ai cru être fou, mais je devenais fou. Je sombrais déjà à ce moment là sans même m'en rendre compte. Je glissais, lentement, vers la dépression.

C'est alors que j'ai sursauté, terrorisé par les vibrations de ma manette que je ne haïssais alors pas encore à ce moment là. Je ne savais pas de quoi il s'agissait mais j'ai très vite compris, le petit frère s'est rué sur moi et m'a attrapé. Le titre du jeu m'est alors revenu en mémoire comme un pont vers la réalité pour sombrer dans l'obscurité l'instant d'après. Retour à la case départ. Ne sachant pas quoi faire, ne sachant pas comment échapper à ce détestable enfant, je me suis fait attraper plusieurs fois. J'ai fini par comprendre que les buissons me permettaient de lui échapper. A se demander s'il n'était pas en fait un lynx aveugle car à des kilomètres il me voyait, mais aussitôt dans un buisson, je pouvais être sous son nez, il ne voyait rien.

J'ai alors enfin pu commencer à visiter les lieux, des geysers inexpliqués, un lac dégoûtant, des cartons empilés, des pierres empilées, une horloge gigantesque dont le tic tac m'était insupportable, des murs invisibles par milliers, des collisions inexpliquées par dizaines... Rien, aucune issue, aucun chemin possible vers la délivrance, vers une fin de niveau potentielle. Aucune aide, aucune indication.

C'est alors que j'ai remarqué une cage avec des inscriptions représentant des peluches. J'ai donc testé la logique que j'en comprenais, chercher des peluches dans la pièce et les mettre dans la cage. Une! Puis deux! Un son au dépôt de chaque peluche me laissait supposer que j'étais sur la bonne voie. Enfin une lueur d'espoir!

Certaines étaient difficiles à trouver, d'autres nécessitaient d'être malin comme la chèvre qui nécessitait de bloquer tous les geysers sauf un afin de le rendre plus puissant et de s'en servir pour pouvoir sauter plus haut. Ou bien celle du lion qui ne sortait de sa cachette qu'en présente d'un morceau de viande.

J'avais l'impression de respirer de nouveau, de m'envoler vers la liberté. C'est alors que le frère m'a attrapé et en a profité pour récupérer quelques peluches. Il les a emporté avec un rire diabolique, j'étais tétanisé, complètement démuni. J'ai  fouillé où je les avais précédemment trouvées. Rien! Elles étaient de nouveau réparties à des endroits totalement aléatoires dans la pièce. Une hérésie! Cela n'avait plus aucun sens! J'étais dans l'antre du Malin et il avait pour cible ma santé mentale, il voulait me détruire et il y arrivait.

J'ai persisté, longtemps, très longtemps sans jamais réussir à toutes les réunir. Le petit frère trouvait toujours le moyen de m'attraper au moment fatidique, lorsque le lumière commençait à briller au bout du tunnel. Mais cela n'était que pour m'amener plus profond dans les abîmes. Je n'ai jamais connu tel désespoir. Tout était flou, était-ce réel? Pourquoi était-il aussi méchant avec moi, sa petite sœur?

J'étais dans les limbes.

Oh tiens, tu es là? Bonjour petit frère. Veux-tu jouer avec moi?

Hello Neighbor: Hide & Seek Note XboxOrNot

sur 100

  • Enigmes intéressantes...
  • ... mais complètement buggées!
  • Confusion totale
  • Bugs de collision à la pelle
  • Aucune aide en jeu
  • Horrible
  • Notre barême en détail
Goma
Par

Le petit dernier de GameOrNot, c'est Goma. On pense qu'il est là par passion. Mais détrompez-vous, sa véritable nature se dévoile quand on prend quelques secondes pour faire du verlan sur son pseudo. Goma. Mago. Il doit aimer les Doritos ! A moins que ce ne soit une alusion à sa magic' touch' ?

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